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CRÉATION DU CONGRÈS MAROCAIN DU CANADA


Montréal, 30 juin -(MAP)

La création d'une nouvelle structure fédérée de la communauté marocaine au Canada, dénommée le Congrès Marocain du Canada (CMC), a été annoncée lors d'une cérémonie qui a eu lieu dimanche à Montréal, en présence de Mme Nouzha Chekrouni, ambassadeur de SM le Roi au Canada et de représentants du Consulat Général du Royaume du Maroc à Montréal.

La création du CMC vient couronner les travaux d'un Groupe de Travail de Canadiens d'origine marocaine mis en place depuis le mois de novembre 2008 pour la mise sur pied d'une structure organisationnelle des Marocains établis au canada.





Intervenant lors de cette cérémonie, l'Ambassadeur a félicité les membres du Groupe pour le travail de longue haleine qu'ils ont entrepris et le dévouement dont ils ont fait preuve en vue de doter la communauté marocaine du canada d'une nouvelle structure organisationnelle qui ambitionne de fédérer les actions et de défendre les intérêts des membres de cette communauté, aussi bien dans la société d'accueil, au Canada, que dans leur pays d'origine, le Maroc.

Mme Chekrouni a mis en relief le rôle crucial que doit assumer la nouvelle structure en tant qu'espace propice pour la promotion des valeurs de tolérance, de démocratie et de transparence, ainsi que des principes d'échange, d'écoute, de dialogue et de communication entre tous les acteurs associatifs, toutes confessions confondues.

L'ambassadeur de SM le Roi, qui a souligné également que cette structure est à même de permettre à la communauté marocaine établie au Canada de confronter, de manière efficace, les défis d'une meilleure intégration et les enjeux imposés aux niveaux économique, social et culturel, a rappelé aussi l'apport primordial du centre culturel mis en place dernièrement dans ce sens.

Elle a enfin appelé les membres du tissu associatif au Canada à redoubler d'efforts en vue de resserrer leurs rangs et de renforcer leur unité, tout en transcendant les différends et les controverses qui ne peuvent que nuire à l'image du Maroc et à la réputation de sa communauté au Canada, tout en réitérant la disponibilité entière de l'ambassade à collaborer et à coopérer avec le Congrès Marocain du Canada et avec toute initiative visant le développement du Royaume, son rayonnement et sa prospérité.

Avant de dissoudre le Groupe Préparatoire qui s'était constitué en présence du ministre Chargé de la Communauté Marocaine à l'étranger, M. Mohamed Ameur, en novembre 2008, les membres ont ressenti le besoin d'avoir un conseil d'administration provisoire pour coordonner les activités des trois comités à cette occasion, développer et mettre en £uvre une stratégie de communication et pour servir de porte-parole du Congrès en attendant les élections en septembre 2009.

Le Groupe a demandé à l'unanimité à M. Hassane Bendahmane d'être le Président de ce Conseil d'Administration(CA) par intérim pour gérer les affaires du Congrès jusqu'à l'élection réellement représentative du CA.

M. Bendahmane a accepté cette responsabilité qu'il a qualifiée de lourde mais de courte durée puisqu'il s'est engagé à organiser les élections dans les meilleurs délais en vue de laisser l'occasion aux véritables représentants de gérer leurs intérêts, pour le bien être commun des membres de la communauté marocaine au Canada et celui de leurs enfants, aussi bien au Maroc qu'au Canada.

Dans une déclaration à la MAP, le Président du Conseil d'Administration par intérim du Congrès Marocain du Canada a fait le point sur l'évolution de la structure fédérative de la communauté marocaine au Canada.

Les conditions de la communauté marocaine sont plutôt difficiles, mais, a-t-il dit, les capacités et les potentialités académiques et matérielles sont très prometteuses.

"La présence à Montréal en novembre 2008 de M. Mohamed Ameur, a-t-il ajouté, a joué un rôle très important dans le renforcement du sens de la conciliation et de l'engagement des membres de la communauté Marocaine au Canada"". ""En effet, a dit M. Bendahmane, plusieurs personnes d'ici ont enterré leur hache de guerre et remis leurs priorités suivant les suggestions du ministre: l'intérêt de la communauté marocaine au Canada, le maintien de l'identité marocaine avec la volonté d'intégration dans la société canadienne, dans un esprit de démocratie, de tolérance et de solidarité"".

Le Président du Conseil d'Administration par intérim a rappelé que l'Ambassadeur de SM le Roi au Canada a réaffirmé, dans son allocution devant le Groupe préparatoire, l'appui du gouvernement de SM le Roi aux initiatives fédératives de la communauté marocaine tout en insistant sur la non ingérence dans les activités ou les orientations du mouvement associatif.

Il a indiqué que le ""Congrès Marocain du Canada"" est déjà inscrit aux niveaux provincial et fédéral et qu'une charte du Congrès a été préparée et sera soumise à un avocat cette semaine en vue de conseiller le Groupe sur les aspects légaux de la charte et sur les diverses procédures à suivre.

"Nous avons opté pour une structure démocratique basée sur la régionalisation, a-t-il poursuivi, précisant que chaque région aura son assemblée générale d'ici fin septembre/octobre 2009 et désignera les délégués qui lui seront affectés selon le poids démographique de la communauté marocaine"".

Le groupe Préparatoire sortant, a-t-il rappelé, a créé trois comités: Un comité de la charte chargé des termes de référence et du suivi avec l'avocat, un comité électoral chargé de veiller à la mise en £uvre des modalités et des conditions d'éligibilité des membres et des candidats ainsi que l'organisation des assemblées générales et un comité d'éthique qui veille à ce que le travail du congrès et de ses comités et instances fonctionnent selon les principes de démocratie, d'équité, de tolérance et de défense des intérêts de la communauté.




Qu’attend le Maroc
des Marocains du monde?

Ambigüités, zones d’ombre
et «politique politicienne»…


Selon les sources, les chiffres varient. Pour d’aucun, il y aurait 3,5 millions d’originaires du Maroc vivant hors du pays de naissance (ou de naissance des ascendants immédiats), pour d’autres, ils seraient plutôt 4,5 millions. Le dernier chiffre est à notre sens bien plus proche de la réalité. Les statistiques les plus couramment citées, trois millions et demi, ne tiennent par exemple pas compte, pour des raisons évidentes, des 830 mille marocains vivant en Israël (800 000 de confession juive mais également environ 30 000 de confession musulmane); elles n’incluent pas non, plus par ignorance, les milliers de marocains qui vivent dans certains pays d’Afrique subsaharienne (dans des camps de réfugiés en Somalie, au Soudan, les descendants des militaires des contingents marocains intervenus au Shaba dans les années 60 etc.); elles ne font nullement état des migrations vers l’Amérique Latine, l’Asie et l’Océanie, certes flux mineurs, mais dont l’accumulation finit en chiffres conséquents; pour finir, elles ne peuvent intégrer l’émigration clandestine, par définition inquantifiable.

De la force de travail à la fuite des cerveaux

Le phénomène de l’émigration n’est cependant pas nouveau. On connait les instincts grégaires de nos concitoyens, leur côté Ulysse illustré par tous les grands voyageurs meublant notre histoire dont notamment Al Idrissi qui fut le premier à élaborer une carte faisant état de l’existence du continent américain donnant ainsi un précieux outil à Christophe Colomb et Ibn Batouta dont Marco Polo ne fut qu’un pâle disciple. Il n’a pas toujours mesuré et étudié. Dans ses manifestions contemporaines, lorsque dans l’après seconde guerre mondiale, pour répondre aux besoins de l’Europe en main d’œuvre, le Maroc a commencé à exporter de la force de travail pour la reconstruction du vieux continent dévasté, on a commencé à tenir des statistiques. Cette période marque aussi le début de la réflexion sur ces mouvements massifs; on est parti dans cette voie sur la base d’hypothèses erronées. Ainsi, on a longtemps considéré que la migration était un phénomène temporaire, que tous les «zmagrias» reviendraient au pays une fois le travail terminé dans le secteur du bâtiment en France ou dans les mines de Belgique. Dans le contexte marocain de l’époque, marqué par des luttes pour le pouvoir qui ont eu pour corollaire les Années de plomb, ce retour possible était potentiellement dangereux puisqu’il était susceptible de ramener au pays d’origine des idées révolutionnaires, le ferment de troubles politiques et un grand risque pour la stabilité sociale et le système étatique en place. Il convenait dès lors d’assurer un contrôle social sur la population émigrée, dans une approche tout sécuritaire dont l’expression sur le terrain a été la création des «Amicales de travailleurs marocains» en France et ailleurs.

La sinistre mémoire des Amicales

On sait ce que furent et firent ces Amicales : un ramassis de «barbouzes» et de gens peu scrupuleux qui, au prix de quelques prébendes et privilèges, faisaient un «sale boulot» et s’imposaient par la peur, sans souci de la rupture qui s’aggravait ainsi entre les émigrés; y compris ceux qui n’étaient pas de la simple main d’œuvre, mais de plus en plus souvent des personnes (étudiants, cadres etc.) en quête d’un statut de citoyens et non pas de sujets obéissants, de plus en plus nombreux et quelles que soient les raisons déclarées de leur départ du pays d’origine et qui pouvait épouser une nouvelle citoyenneté sans toutefois jamais cesser d’aimer le pays de leurs ancêtre et lui vouloir le meilleur.

Depuis, la situation a remarquablement évolué. Au rythme de la vie des nations, c’est-à-dire dans la durée. Le Maroc a appris à laisser s’exprimer ses doutes, ses malaises et ses contradictions et à chercher les moyens de les surmonter au lieu de se contenter de les réprimer; des progrès considérables ont ainsi été enregistrés notamment au plan démocratique et du statut des personnes, de la réparation des erreurs du passé, de la projection dans l’avenir et de la maitrise des moyens de rendre possible un futur meilleur. Dans le cas des communautés émigrées - qui s’appellent désormais les Marocains du Monde - on a fini par comprendre que les migrations marocaines n’avaient rien de temporaire, que le retour au pays ne se ferait jamais plus de manière définitive mais bien plus dans le cadre d’une mobilité qui est désormais une source de progrès et non pas de perturbation de l’ordre social. Des politiques en ce sens, parfois inspirées d’exemples venus d’ailleurs, ont commencé à être mises en place, à l’initiative d’institutions mais aussi d’entreprises publiques ou privées ou de fondations, voire d’associations à but non lucratif.

Initiatives de progrès et résistances de la médiocrité

On s’est alors aperçu que le rétablissement des liens entre les Marocains du monde et le Maroc ne pouvait se satisfaire de ces politiques, sans doute animées de bonne foi, mais trop souvent ponctuelles au point d’en devenir contre productives. La conclusion évidente de ce constat est rapidement tombée : aucune politique ne sera jamais bonne si elle ne trouve pas son fondement dans une ligne stratégique, établie en toute connaissance de cause et fruit d’une réflexion menée de manière autonome. Cette conviction, qui est celle de l’État marocain à son sommet, a été au cœur d’un discours Royal, prononcé le 6 novembre 2006 et dont allait naître, seulement un an plus tard donc avec une célérité remarquable, un organisme en charge de cette mission était créé. Le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger est né le 27 décembre 2007 et était investi de la charge de mener les études nécessaires en vue d’une part, d’émettre des avis sur des questions revêtant un caractère d’urgence et, surtout dans un délai raisonnable, d’élaborer un rapport contenant des recommandations pouvant aider à la mise en place d’une stratégie, aussi complète que possible, adaptée aux attentes réciproques du Maroc et des Marocains du monde, pluri générationnelle, proactive et prospective, constituant, en résumé, un outil efficace de bonne gouvernance de la relation Maroc-Marocains expatriés.

Le cas CCME

Comme toute décision Royale, celle portant création du CCME allait être unanimement applaudie; mais très vite, certaines attitudes, même chez des décideurs politiques, amènent une caution quand à la sincérité de ces applaudissements des premiers jours. Parmi les vieux démons du Maroc figure ainsi cette forme de résistance qui, parfois seulement par exercice d’inertie, parviennent à vider les initiatives les plus louables et les plus porteuses de progrès, de tout contenu et de toute substance. Dans le cas du CCME par exemple, nombreux sont ceux qui sont subitement sortis de leur léthargie pour se mettre à l’ouvrage, multiplier les annonces et les projets destinés aux MdM, comme pour dire «ce que le CCME va recommander dans quatre, nous le faisons déjà!». En inscrivant ainsi le Conseil au chapitre des structures inutiles, on tente de l’empêcher de s’inscrire dans le paysage politique et de faire du résultat de ses recherches et réflexions – qui pourrait venir mettre fin à un certain nombre de situations indues – un gadget.

Zones d’ombre et «politique politicienne»

Pas besoins de chercher loin pour trouver qui est derrière ces menées : si les Amicales des années 60-70 sont mortes, la culture et les nostalgiques des amicales sont bien vivant et ne sont pas près de renoncer à ce qui reste de leurs privilèges ou ambitions et appétits de gloire et d’argent. Tapis dans l’ombre, disséminés à différents niveaux hiérarchiques dans différentes institutions (y compris à l’intérieur du CCME à la faveur de petites erreurs de casting!), habiles en manipulation, ne rechignant à rien même de vil, ils continuent comme au bon vieux temps, cachés derrière des vitrines associatives, cultivant les discours populistes et le dénigrement de tout ce (et ceux) qui peut (peuvent) éventuellement les déranger, ils arrivent encore à infléchir même des décisions publiques! La situation est d’autant plus inquiétante que des hommes politiques font dans la politique politicienne avec les Marocains du Monde et sous couvert de «compromis», finissent par tomber dans les compromissions. Ce n’est sans doute pas la meilleure manière de donner raisons à ceux parmi les émigrés qui, après s’être longtemps mis en réserve de marocanité, ont été séduits par la dynamique nouvelle enclenchée au pays d’origine, et ont, partout à travers le monde, pris le parti de revenir en scène et de tenter d’alimenter cette dynamique. C’est pourquoi, en page suivante, nous tentons de jeter quelques lumières sur les «zones d’ombre» qui noircissent encore le tableau, avec l’espoir, ferme, que cela sera utile à quelque chose.

Abdelghani Dades
Éditeur Atlas.Mtl

Qu’attend le Maroc
des Marocains du monde?

Ambigüités, zones d’ombre
et «politique politicienne»…


Au titre des «zones d’ombre» citées dans le précédent article, nous pourrions citer de multiples cas survenus en France, en Belgique, en Hollande, en Italie ou en Espagne. Nous contenterons cependant de ce qui nous concerne et nous touche au plus près et affecte notre communauté, celle des maroco-canadiens et des marocains du Canada. Il y a d’ailleurs suffisamment de situations qui méritent clarification, assez en outre pour meubler non pas un article de presse, mais de quoi remplir plusieurs volumes.

Le cas Royal Air Maroc

Le transporteur aérien historique est de fait, sur la ligne Montréal-Casablanca, en situation de quasi monopole. La RAM est en outre une société de droit commercial, tenue par une obligation de résultat. Mais elle est aussi le seul lien reliant physiquement les Marocains d’ici avec le pays de leurs origines et constitue ainsi une sorte de cordon ombilical. On comprend donc parfaitement que tout ce qui touche à cette compagnie-ombilic, soit sensible et parfois douloureusement ressenti.

Tarification : Pour sa part, notre journal, Atlas. Mtl, tout en comprenant les revendications de nature tarifaire des membres de la communauté, n’a jamais voulu y souscrire. Nous nous sommes toujours fondé dans cette question sur les informations diffusées par la compagnie selon lesquelles le trafic sur la ligne était saisonnier, mono sens, et donc toujours déficitaire; même lorsqu’un ancien directeur RAM Canada nous a affirmé que «si les marocains continuaient de faire des pétitions, la compagnie pourraient fermer la ligne et alors qu’ils se débrouillent!», nous avons préféré ne pas relever cette avanie. Nous restons sur cette position même maintenant que nous savons que depuis deux ans, la ligne dégage des excédents, ne serait-ce que parce que tout le transport aérien de personne à travers le monde traverse une passe difficile. Nous n’avons jamais non plus voulu faire état de nos contacts avec le staff dirigeant de la compagnie à Casablanca et de leurs confidences sur les questions de prix des billets dans la mesure où ces informations sont de nature stratégique et pourraient nuire si elles sont divulguées, à la capacité concurrentielle de la compagnie. Mais aujourd’hui, nous nous sentons libre se dire qu’en la matière, il se peut qu’une baisse tarifaire ne figure pas à l’ordre du jour et ne sera pas d’actualité avant au moins deux ans. En revanche, sur la qualité de la RAM d’«entreprise citoyenne», nous avons des choses à redire.

Entreprise citoyenne? : Pour être «entreprise citoyenne», à tout le moins, une entreprise doit soutenir la communauté dans laquelle elle recrute l’essentiel de sa clientèle. On sait que 95% de la clientèle de la RAM sur la ligne Montréal-Casablanca, relève de la «clientèle ethnique» (c’est ainsi qu’on nous appelle à Casablanca). Outre la «délicatesse» de l’appellation qui nous est réservée, la RAM n’a que rarement accordé un soutien significatif aux initiatives de la communauté au prétexte que les «demandes étaient trop nombreuses« et même parfois «farfelues». Mais cette« règle» n’a pas toujours été respectée et souvent des «initiatives farfelues» ont été soutenues alors que des activités sérieuses et constructives ne l’ont pas été. Dans ce processus, on ne pourra pas mettre en cause la bonne volonté des représentants locaux de la compagnie : la gestion centralisée fait que leur rôle est souvent réduit à la transmission de demandes au siège de la RAM à Casablanca et que c’est là que se prennent les décisions; selon quels critères? Sur la base de quelles informations et de quels avis? La transparence n’étant pas la marque de fabrique de la RAM siège, nul n’en sait rien !

La dernière en date de ces décisions aux contours obscurs vient de tomber : le 1er juin dernier, la RAM signait une convention de partenariat avec le ministère en charge des MRE. Cette convention annonce un certain nombre de mesurettes qui s’avéreront rapidement à notre sens, ne pas être en mesure de répondre aux attentes réelles des Marocains du Monde, en particulier des Marocains des Amériques. À côté de cela, la convention en question dit explicitement que la RAM assurera «l'accompagnement des événements culturels, de séminaires et de journées d'études sur le Maroc dans les pays d'accueil» et « contribuera aux actions menées en vue du renforcement de l’attachement (des Marocains du Monde) à leur pays d’origine ». Passons sur le fait que le communiqué annonçant cet accord cite plusieurs fois l’Europe et zéro fois l’Amérique du nord ce qui peut laisser supposer que, cette histoire se répétant depuis 1974 date de l’ouverture des bureaux montréalais de la compagnie aérienne nationale, nous serons à nouveau laissés pour compte. Et allons à l’essentiel. Le 3 juin, c’est-à-dire quarante huit heures après la signature de la convention, RAM Montréal prenait l’attache des organisateurs du Moussem de la Saint Jean Baptiste pour leur signifier qu’elle leur retire son appui. Or le Moussem, prévu le 24 juin prochain, réunira quelques 10 000 personnes, se recrutant essentiellement parmi les membres de la «clientèle ethnique», décidés à célébrer (reprenons les termes de la convention citée plus haut), à travers un événement culturel, à la fois leur attachement à leur pays d’origine et leur volonté de réussir leur intégration dans le pays où ils ont choisi de vivre.

Nul besoin d’être grand clerc pour deviner que ce retrait a été décidé à Casablanca, et pour des raisons que la raison ignore.

Le cas de la Banque Centrale Populaire

C’est dit la publicité, «La Banque des Marocains du monde»; elle s’est d’ailleurs dotée d’un pôle Marocains du monde dans ses structures décisionnelle et depuis 21 ans, elle a même ouvert un Bureau de représentation à Montréal, chargé de se mettre à l’écoute des originaires du Maroc vivant ici, d’évaluer leurs besoins et de recommander des réponses à ces besoins. Dans les faits cependant, lorsqu’il s’agit d’accompagner une quelconque activité de la communauté, les demandes doivent suivre une procédure particulière qui peut même paraître tortueuse. Ainsi ces demandes doivent être adressées au Chef du Bureau de représentation à Montréal, qui les achemine (on se demande pourquoi) à la BCDM (c’est-à-dire la filiale Banque de la BCP en France) qui a son tour les adresse au siège à Casablanca. Les réponses, lorsqu’il y en a et ce n’est pas vraiment la norme, reprennent le même chemin en sens inverse. Résultat : les réponses, déjà rares, arrivent (redisons-le, lorsqu’il y a réponse et que le courrier ne «s’égare» pas) parviennent généralement après les événements dont elles traitent. Sauf dans certains cas très particuliers ou lorsque les demandeurs ne passent pas par la procédure classique. Il s’est même produit que des chefs du bureau montréalais reçoivent l’ordre (de Casablanca ou de Paris) d’appuyer des activités dont ils n’ont jamais entendu parler auparavant.

Dernier cas en date : pour le même Moussem sur lequel la RAM s’est désengagée, une demande d’appui a été faite à la Banque Populaire en février dernier, selon les procédures classique et le circuit Montréal-Paris-Casablanca. Ce projet a fait en parallèle l’objet d’une communication aux plus hauts niveaux décisionnels de la BCP à Casablanca et les demandeurs attendent encore une réponse, à quelques jours de la tenue de leur événement. En revanche, une initiative déclenchée largement après la demande du Moussem et en piratant le contenu, a déjà obtenu un soutien conséquent.

Face à de telles situations, il y a de quoi s’interroger sur les mécanismes de prises de décisions concernant les relations entre la Banque des Marocains du Monde et les Marocains du Monde, notamment au Canada.

Le cas du Ministère chargé des MRE

M. Ameur, ministre en charge des MRE a réussi depuis son entrée au gouvernement, à s’attirer un préjugé favorable auprès des Marocains du Monde. Son aptitude aux relations publiques, sa capacité d’écoute, ses premiers actes et décisions de ministre, même sa spontanéité parfois, ont convaincu beaucoup d’ex maroco-sceptiques de revenir à de meilleurs sentiments vis-à-vis de l’engagement associatif communautaire et du rétablissement de rapports dynamique avec le pays d’origine. Son passage à Montréal, en octobre 2008, a en tous cas eu cet effet, puisque peu après son départ, un groupe de citoyen s’est attelé à la tâche de reconstruire une société civile maroco-canadienne crédible, capable d’agir sainement et de faire prévaloir les intérêts collectifs de la communauté sur les nostalgies et résurgences amicalistes et sur les intérêts particuliers ou les ambitions démesurées des uns ou des autres. Le travail va bon train en ce sens; mais comme on s’en doute cela dérange. L’effort est combattu, par le dénigrement, par la manipulation de l’information, etc.

Dans cette situation, on aurait pu s’attendre à ce que M. Ameur, dûment informé de la situation, manifeste son intérêt et son soutien moral à l’initiative née de l’espoir suscité par son passage et ses déclarations de Montréal.

Pas du tout; rien, silence sur la ligne. En revanche, le ministre n’a pas hésité à ouvrir ses bras, lors d’un séjour à Paris, à l’un des principaux détracteurs de l’initiative de Montréal et à lui donner du «Mon ami canadien!». M. Ameur accordait ensuite, trois jours plus tard, à Rabat, une entrevue à son ami canadien dont on dit qu’elle s’est prolongée près d’une heure.

Détail cocasse : après son passage à Montréal, M. Ameur avait été violemment pris à partie par cet «ami canadien», qui lui avait vertement enjoint de «Dkhoul souk rassek!» c’est-à-dire, traduction littérale, de «fermer sa gueule».

On ne peut que s’interroger sur un tel revirement. Faut-il en conclure que pour devenir l’ami d’un ministre, il faut commencer par l’engueuler? Doit-on plutôt croire qu’un ministre doit à tout prix faire taire les voix discordantes au prix de se compromettre avec n’importe qui ? N’aurait-il pas été plus sage qu’il se renseigne d’abord sur les gens avant de leur donner son amitié ?

Dans le cas de cet «ami canadien» du ministre Ameur, Atlas.Mtl s’est renseigné, par une simple visite au greffe du tribunal de Montréal, et nous présentons son portrait en page suivante. Ce portrait est tel que l’image de M. Ameur ne peut que s’écorner, mais cela c’est son problème; en revanche cette «amitié» toute neuve jette un froid sur la communauté marocaine du Canada et rafraîchit singulièrement l’enthousiasme et l’énergie de ceux qui voulait se (re)mettre à faire valoir leur amour pour leur pays d’origine et cela, pour nous ici, c’est un gros problème, presque une fracture récidivante…

Et caetera…

Mais arrêtons là cette liste des zones d’ombres; car il y en a d’autres encore, hélas !, qui justifient que l’on se pose quelques questions sur nos manières de faire en matière de relations entre le Maroc et les marocains du monde.


L’«ami canadien» du ministre Ameur


Avant de lui donner du «Mon ami!» en public et de le recevoir ensuite en audience à Rabat, M. Mohamed Ameur aurait peut-être dû se renseigner sur le parcours de Abderrahim Khouibaba et de prendre ses discours pour argent comptant. Comme il a omis de le faire, nous l’avons fait pour lui. C’est si simple de faire un tour au greffe de la cours de justice de Montréal et de demander un plumitif qu’on ne peut que se demander pourquoi le ministre n’y a pas pensé, qu’aucun de ses conseillers ne l’en a prévenu. En tout cas, voici le portrait de son «ami» vu à travers son casier judiciaire.

Selon les dossiers du palais de justice de Montréal, le sieur Khouibaba, Abderrahim, né le 15 septembre 1955, figure au plumitif à 35 reprises, à titre criminel et civil, depuis 1986. Cela lui fait en moyenne une cause et demi par année; excusez du peu!

Voici un florilège de ces états de service. Pour faciliter la lecture de cet article, et parce que vous allez rencontrer des références à des articles du code criminel canadien, sachez que

- Le Code 253 au Code 255 représentent une accusation de conduite en état d’ébriété

- Le Code 320 un mandat de saisie suite à la publication de propagande haineuse

- Le Code 338 un vol

- Le Code 283 un enlèvement

Ceci pour les poursuites pénales; pour les poursuites civiles, elles portent sur des demandes d’indemnisation pour des montants allant de 750$ à 41 000$.

Les hauts faits de l’ami du ministre

1- NO DOSSIER: 700-01-066529-069
PLAIGNANT: LEMAY ROBRET
ORG: BUREAU DE LIAISON SURETÉ DU QUÉBEC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE DE NAISSANCE: 15/09/1955
DATE INFRACTION: 07/06/2006
STATUT FEDERAL: 2 CHEFS D'ACCUSATION
CODE CRIMINEL: *253A *255(01) *254(05)
DERNIERE COMPARUTION : 09/04/2009 09:30 PALAIS DE JUSTICE SALLE RC.06

2- NO DOSSIER: 500-17-012857-028
PLAIGNANT: CFMB LTEE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 29/04/2002

3- NO DOSSIER: 500-01-057260-983
PLAIGNANT: BOUCHARD REYNALD
ORG: BUREAU DE LIAISON SURETÉ DU QUÉBEC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 21/02/1998
STATUT FEDERAL: 2 CHEFS D'ACCUSATION

4- NO DOSSIER: 700-01-008818-968
NO DOSSIER: 700-01-008818-968
PLAIGNANT: MARTEL SERGE
ORG: CORPS POLICE SURETÉ DU QUÉBEC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 01/06/1996
STATUT FEDERAL: 2 CHEFS D'ACCUSATION

5- NO DOSSIER: 500-32-013978-962
PLAIGNANT: SELKANE CHERKI
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 16/04/1996

6- NO DOSSIER: 500-02-019399-950
PLAIGNANT: BOUCHERITE MUSTAPHA
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 18/09/1995

7- NO DOSSIER: 500-32-001312-927
PLAIGNANT: ROY DIANE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 02/03/1992

8- NO DOSSIER: 500-02-037748-915
PLAIGNANT: GESTIONS LYSTER LTEE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 30/10/1991

9- NO DOSSIER: 500-05-006238-917
PLAIGNANT: POLENSKY NICOLAS
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM DATE INFRACTION: 22/04/1991

10- NO DOSSIER: 500-32-006333-886
PLAIGNANT: SCHNITZER HOWARD
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 22/07/1988

11- NO DOSSIER: 500-02-037453-870
PLAIGNANT: GRENOM LAURENT
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 20/11/1987

12- NO DOSSIER: 500-02-037602-864
PLAIGNANT: BANQUE CANADIENNE IMP DE COMMERCE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

13- DATE INFRACTION: 20/11/1986
NO DOSSIER: 500-01-012668-866
PLAIGNANT: MATHIEU JEAN
ORG: CORPS POLICE MONTREAL
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 16/07/1986
STATUT FEDERAL: 4 CHEFS D'ACCUSATION

14- NO DOSSIER: 500-01-012667-868
PLAIGNANT: LEMAY ROBERT
ORG: CORPS POLICE MONTREAL
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 30/06/1986
STATUT FEDERAL: 1 CHEFS D'ACCUSATION

15- NO DOSSIER: 500-01-014913-872
PLAIGNANT: DEMARBRE MARCEL
ORG: CORPS POLICE MONTREAL
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 14/02/1986
STATUT FEDERAL: 4 CHEFS D'ACCUSATION

16- NO DOSSIER: 500-32-007655-865
PLAIGNANT: COUTURIER DOLORES ET AL
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 22/08/1986

17- NO DOSSIER: 500-12-155971-868
PLAIGNANT: BOIVIN FRANCINE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
DATE INFRACTION: 08/10/1981
STATUT FEDERAL: 4 CHEFS D'ACCUSATION

18- NO DOSSIER: 500-02-161922-096
PLAIGNANT: BON APPARTE SEC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

19- NO DOSSIER: 500-02-038689-910
PLAIGNANT: C VIDAL ET ASSOCIES INC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

20- NO DOSSIER: 500-02-018659-891
PLAIGNANT: BRISEBOIS FRANCOIS
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

21- NO DOSSIER: 500-02-042005-889
PLAIGNANT: TRUDEL JEAN
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

22- NO DOSSIER: 500-05-000056-919
PLAIGNANT: COMPTOIR D ECHANGE TRANS AMERICAIN INC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

23- NO DOSSIER: 500-05-008728-865
PLAIGNANT: GENERAL MOTORS ACC CORP CANADA LTEE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
24- NO DOSSIER: 500-32-000192-866
PLAIGNANT: COOPERSTEIN SIDNEY
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM
25- NO DOSSIER: 700-02-015997-035
PLAIGNANT: SOUS MINISTRE DU REVENU
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

26- NO DOSSIER: 700-22-001340-974
PLAIGNANT: PERRAS RICHARD
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

27- NO DOSSIER: 700-32-002225-967 vPLAIGNANT: CHERKI SELKANE
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

28- NO DOSSIER: 700-32-001175-924
PLAIGNANT: VENNE FRANCOIS
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM

29- NO DOSSIER: 505-22-007356-019
PLAIGNANT: PAYETTE & SIMMS INC
ACCUSE: KHOUIBABA ABDERRAHIM


ETC.

Et comme on ne prête qu’au riche, il paraîtrait que de nombreuses personnes, auraient eues à se plaindre de l’«ami du ministre» sans jamais avoir introduit de recours judiciaire!

Associations

Groupe de Travail pour la mise sur pied d’une structure organisationnelle des Marocains et Marocaines au Canada (GTMC)

Communiqué



Le GTMC communique les informations suivantes:

Introduction

Un groupe de personnes d’originaires du Maroc (Groupe de Travail) a accepté de se pencher sur la dotation de la communauté marocaine du Canada d’une structure visant à offrir à la communauté marocaine du Canada une plateforme permettant la promotion de ses intérêts et favorisant son rayonnement ainsi que son épanouissement dans les sociétés d’origine et d’accueil.

Notre mandat est limité à faire des recommandations et notre travail prendra donc fin dès que la préparation du terrain pour la mise sur pied d’une structure démocratique, représentative et transparente aura abouti, c'est-à-dire lors de l’Assemblée Générale Constitutive, sauf celles et ceux qui voudront se présenter comme candidats à la nouvelle structure.

Appel


Tout originaire du Maroc désirant participer à la création de la future structure démocratique et représentative est invité à faire parvenir ses coordonnées au Groupe de Travail, afin de pouvoir :

• Être informé de l'avancement des travaux du Groupe ;

• Participer, s'impliquer et laisser entendre votre voix.


À cette fin, vous voudrez bien faire parvenir au Groupe de Travail les informations suivantes : Votre nom, prénom, adresse, téléphone et courriel; ces informations seront strictement utilisées aux fins de vous informer et de répondre à vos commentaires, suggestions et questions. Elles devront être envoyées au Groupe de Travail, à l’adresse suivante : information@gtmc.ca ou mohammed.brihmi@gtmc.ca avant le 25 mai 2009.

Note importante

Ce message s’adresse à toutes et à tous les Marocains résidant au Canada, surtout les personnes qui, pour différentes raisons ont préféré, jusqu’à présent, rester à l’écart. Plusieurs membres du Groupe ont ressenti la même hésitation à s’impliquer, mais il en va de l’avenir de nos enfants et de l’image de notre communauté. Si vous ne manifestez pas vos priorités cette fois-ci, d’autres le feront à votre insu.

Composition du groupe


Le Groupe de Travail est composé de bénévoles sans ambition ou motivation autre que celle de servir la communauté. Il représente des associations et des personnes physiques qui font partie de la communauté des originaires du Maroc vivant au Canada et ayant adhéré au x principes établis par le groupe.

Mandat et objectifs de la structure envisagée

• L’objectif est d’unir et de défendre les intérêts des membres de la communauté marocaine et leurs associations, au sein d’une seule instance élue, démocratique et responsable devant la communauté.

• Donner au mouvement associatif regroupant les originaires du Maroc un cadre associatif commun lui permettant de fédérer ses actions pour gagner en efficacité.

• C’est une initiative prise par et pour les résidents marocains au Canada qui partagent les mêmes idéaux de vouloir mieux s’intégrer dans le pays d’adoption tout en valorisant nos valeurs identitaires, dans le respect des principes de la démocratie, de la tolérance et du bon accueil.

Veuillez noter que toute l’information sur le Groupe de Travail sera disponible sur le site Internet suivant : www.gtmc.ca Pour les informations complémentaires, veuillez communiquer avec : information@gtmc.ca




Liste des membres Groupe de travail 31 mars 2009


1. Madame Amal Abhir, Présidente de l’Association Des Femmes Chefs d'Entreprises Marocaines Professionnelles Au Canada

2. Madame Yasmine Alloul, Présidente de l’Association des jeunes professionnels Marocains

3. Madame Malika Ezzine, Présidente du Réseau des femmes d'affaires marocaines du Canada

4. Madame Majida Lamnini, Membre de l’Association Solidarité Canada-Maroc

5. Monsieur Daniel Amar, Membre du Conseil de la Communauté Marocaine de l'Étranger

6. Monsieur Elarbi Amine, Membre du Groupe de Soutien Fondation Mohammed V

7. Monsieur Hassane Bendahmane, Membre du Groupe de Soutien Fondation Mohammed V

8. Monsieur Mohamed Bougouss, Président de l’Association marocaine des professionnels et des scientifiques de Québec

9. Monsieur Mohammed Boukkouri Association des Marocains d'Ottawa

10. Monsieur Mohamed Brihmi, Premier Président de l’Association marocaine de Toronto de 2001-2004 et membre du Comité des Sages à partir de janvier 2009

11. Monsieur Abdallah Challal, Fondateur du Centre Islamique de l’Outaouais

12. Monsieur Saïd Chergui, Directeur du Groupe Zinda

13. Monsieur Abdelghani Dades, Membre du Conseil de la Communauté Marocaine de l'Étranger

14. Monsieur Mohamed Khallad, Président du Corp. Tech aeron. mar.

15. Monsieur Abdel-Adim Najem, Secrétaire-Trésorier du Lien Maroc-Canada Inc.

16. Monsieur Jamaldine Nali, Représentant du Réseau des femmes d'affaires marocaines du Canada
v17. Hadj Abdelaziz Rzik, Président de l’Association Musulmane de Montréal-Nord

18. Monsieur Omar Senhaji, Membre fondateur de l’Association des jeunes professionnels Marocains

19. Monsieur Mohamed Smyej, Président de l’Association marocaine de Toronto



Regroupement de la communauté maghrébine

SOS GAZA

Appel urgent à la communauté

Montréal, le 11 janvier 2009 - Depuis le 27 décembre dernier, la population palestinienne de Gaza subit de plein fouet les bombardements et les assauts terrestres de l’armée israélienne. Des milliers d’hommes, femmes et enfants sont assiégés dans les zones touchées et se retrouvent sans ressources et dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

Les morts se comptent par centaines et les blessés par milliers. Les hôpitaux ont épuisé toutes leurs réserves de médicaments et arrivent difficilement à faire face à l’arrivée massive des blessés, victimes innocentes de la barbarie de l’armée israélienne.

L’aide humanitaire arrive au compte-goutte et reste tributaire du bon vouloir d’Israël. En attendant l’ouverture d’un véritable corridor humanitaire, les besoins en vivres, médicaments et eau potable sont de plus en plus pressants.
Ce que vit présentement la population de Gaza est considéré comme la pire catastrophe humanitaire depuis des décennies.

Le regroupement maghrébin pour la solidarité avec Gaza qui compte les associations et organismes cités ci-dessous lance un appel à la communauté pour une campagne de collecte de fonds au bénéfice de la population de Gaza victime de cette tragédie.

Nous appelons donc à votre générosité ainsi qu'à l'esprit de solidarité dont vous avez toujours fait preuve en de pareilles circonstances pour venir en aide aux Palestiniens de Gaza.

Le regroupement maghrébin SOS Gaza achemine vos dons aux palestiniens à travers deux organismes établis ici au Canada. En effet, les donateurs auront le choix de faire leurs dons (en remplissant un formulaire) aux organismes suivants :

· La Croix (Croissant) Rouge Internationale (http://www.croixrouge.ca/ )
· International relief Fund for the Afflicted and Needy (IRFAN-Canada : http://www.irfan.ca )

Pour toute contribution, vous pourrez vous présenter aux points de collecte suivants :

· Siège du Centre Culturel Algérien (CCA) aux heures d'ouverture à l'adresse 2348, rue Jean Talon Est, Bureau 307 (Métro d’Iberville)
· D’autres points de collectes vous seront communiqués très bientôt.

Vous pouvez également envoyer un chèque à l’ordre du Centre Culturel Algérien avec la mention: Aide à Gaza, à l'adresse ci-dessous.

Si vous avez besoin d’un reçu aux fins de déductions d’impots, veuillez remplir le formulaire disponible aux point de collecte ou par internet sur l’adresse (formulaire don Gaza)

Des levées de fond seront organisées et les dates seront communiquées sous peu.

Nous invitons toutes les autres associations que nous n’avons pas pu contacté à se joindre à nous afin de toucher le maximum possible de donateurs.

Pour toute autre information, vous pouvez appeler le CCA durant les heures d'ouverture au (514) 721-4680 ou en tout temps envoyer un courriel à l’adresse : ccalgerien@ccacanada.qc.ca

Nous comptons beaucoup sur votre esprit de solidarité.

Liste des Organismes et Associations du regroupement :

· Centre Culturel Algérien (http://www.ccacanada.qc.ca)
· Communauté mauritanienne au Canada (http://www.maurican.com )
· Émission communautaire Montréal Labess (aissalam@yahoo.fr)
· Groupe Atlas Medias (http://www.atlasmedias.com )
· Groupe Médias Maghreb et Taxi Maghreb
(http://www.mediasmaghreb.com )
· Petit Maghreb (malik.hadid@hotmail.com )
· Portail Blednet (http://www.blednet.com )
· Portail Ksari (ex. algeroweb, http://www.ksari.com )


Dahir portant création du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger


Concrétisant la Haute et Bienveillante Sollicitude dont Notre Majesté a toujours entouré Nos citoyens résidant à l’étranger en vue d’améliorer leurs conditions de vie, et compte tenu de l’importance capitale que Nous attachons à l’exercice plein et entier, par Nos citoyens résidant à l’étranger, de leur citoyenneté, en termes de droits et d’obligations, où qu’ils se trouvent ;

Eu égard à la ferme volonté qui Nous anime de raffermir les solides liens qui les unissent à leur pays,

Désireux de renforcer les efforts inlassables que Nous avons déployés à cet égard, et compte tenu des exigences liées à la croissance rapide et soutenue du nombre des Marocains de l’immigration, appelant la mise en place d’institutions efficientes, notamment par la création d’une instance à même de s’acquitter des missions de concertation et de contribution à la formulation et à l’élaboration des politiques relatives à l’immigration et aux affaires de la communauté des Marocains résidant à l’étranger (...Suite)

Communiqué du Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP) 
AFFAIRE MOHAMED ANAS BENNIS, 11 MOIS PLUS TARD: Aucune accusation contre les policiers assassins Bernier et Roy, toujours aucune réponse à toutes les questions...


 

   Actualités
    Un «iftar» dément l'existence d'une confrontation religieuse au Québec
  Maroc: élections législatives du 7 septembre 2007
  Colonies de vacances 2007 de la Fondation Hassan II
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  Entretien exclusif avec Lise Thériault, Ministre de l’immigration et des communautés culturelles, Québec
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  Colonie de vacances à Bouznika du 02 au 15 Juillet 2006...
  
Edito:LE MIROIR DES ÂMES...
  Revue de presse : Les rapports, IER et RDH présentés au Canada...
  La ligne Alger-Montréal compromise..
  Le Groupe Atlasmédias se restructure et réorganise ses activités..
  Le Maroc nouveau et les «Marocains du monde..

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