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Lire le journal Atlas.Mtl numéro 80 du 1 mai


Éditorial
Journal du 1 mai 2008


Une autre forme
d’information de proximité


Nul besoin d’être particulièrement perspicace pour se rendre compte, à la lecture du présent numéro, qu’un certain nombre de changements sont intervenu dans le contenu.
Depuis sa première édition en effet, Atlas.Mtl considérait que sa vocation était de développer une information de proximité, c’est-à-dire de réserver l’essentiel de ses colonne à l’information qui touche au plus près son lectorat, la communauté canadienne et québécoise originaire du Maghreb.
Nous ambitionnions ainsi de remplir un espace qui ne retient l’attention ni des médias des pays d’origine, ni des médias dits nationaux; un espace auquel au demeurant ils ne peuvent atteindre. Cette ambition se doublait de la volonté également, de traiter ces informations avec une sensibilité qui soit la notre et dont aucun de nos consœurs et confrères non maghrébins, aussi professionnel et aussi talentueux soit-il ne peut faire preuve.
Disons-le de suite, c’est dans cette seconde pierre de touche de notre ligne éditoriale que les changements de contenu ont trouvé naissance.
Car il nous est apparu que, à force de faire dans la proximité, on finissait par faire aussi dans l’esprit de clocher, voir dans le nombrilisme. Or rien n’est plus appauvrissant et réducteur d’intelligence que l’égocentrisme. En l’occurrence, l’ethnocentrisme qui menaçait par trop de spécialisation pourrait, si l’on s’y laisse trop aller, même nous faire oublier notre qualité de citoyens et les responsabilités d’engagement que cela suppose. Cela peut aussi faire passer au second plan de nos préoccupations notre statut - plus que tout autre de nos concitoyens puisque nous sommes abreuvés par nos origines à au moins deux cultures et de multiples solidarités - de Citoyens du monde.

Le confort douillet des lectures faciles
Dès lors nous serait-il possible – avons-nous le droit – de ne pas nous intéresser à la vie de la société dans laquelle nous avons choisi de vivre? Avons-nous le choix d’oublier les questions concernant les société dont nous sommes originaires ? sommes-nous exonérés, parce que nous avons ou croyons avoir, des difficultés, d’ignorer les drames qui se nouent ailleurs que dans notre environnement par comparaison douillet et confortable? Pouvons-nous ignorer les débats sur les rencontres – et parfois les chocs – des cultures qui ont tant de mal à cohabiter et qu’un bon dialogue pourrait permettre de rasséréner ? comment enfin nous serait-il loisible de ne pas regarder ou va le monde dans lequel nous vivons, sous prétexte que nos préoccupations relèvent plutôt du quotidien et des moyens de l’assumer et d’y survivre ?
Il est évident qu’à toutes ces questions la réponse est identique : non !
Et pour que ce Non soit assumé, il convenait que votre journal sorte de son rôle d’animation communautaire pour entrer dans le rôle qui doit être celui de la presse : ne pas craindre de déranger et de faire réfléchir.

Prévenir plutôt que subir
Partant de ce principe, ce numéro donc, fait certes bonne place à l’actualité locale, la plus sérieuse comme la plus ludique mais, en plus, il propose des lectures de l’actualité politique québécoise et canadienne telle le problème du projet de loi C-50. Le projet de programme d’enseignement des religions à partir de septembre prochain, comme les débats internes – indirects - à la communauté sur les conceptions de la religion trouvent également une place, qui ne leur a pas été ménagée dans les cénacles montréalais, à travers deux articles en vis-à-vis sur les interprétations respectives de la religion de Tariq Ramadan et Morad El Hattab.
Nous consacrons un espace à la question de l’unité maghrébine et à la question du Sahara, que jusque là nous avions évité du fait de leur caractère conflictuel mais qu’il faut bien un jour commencer à mettre à plat. Et surtout, nous abordons les grandes questions humaines, telles la crise alimentaire mondial, beaucoup parce que l’indifférence face à la famine qui menace est humainement disqualifiante, un peu aussi parce que le Canada n’est pas à l’abri de cette crise et que cela nous fait peur. Et, enfin, nous essayons de regarder vers ou va le monde de la technologie, de ces technologie dont nous usons tous, mais dont nous pourrions aussi subir les avatars futurs.

Démarche de progrès
Cela veut dire que ce journal comporte un plus grand nombre d’articles; mais ils sont aussi plus courts, plus concentrés, donnant beaucoup d’informations en moins d’espace, requérant de ce fait une plus grande attention et un plus grand effort de la part du lecteur.
Mais nous sommes sûrs que vous saurez apprécier l’intention comme la forme et le format, que vous adhérerez à la formule et que vous nous soutiendrez ainsi dans cette démarche de progrès.


Abdelghani Dades
Groupe Atlas Medias



Dahir portant création du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger


Concrétisant la Haute et Bienveillante Sollicitude dont Notre Majesté a toujours entouré Nos citoyens résidant à l’étranger en vue d’améliorer leurs conditions de vie, et compte tenu de l’importance capitale que Nous attachons à l’exercice plein et entier, par Nos citoyens résidant à l’étranger, de leur citoyenneté, en termes de droits et d’obligations, où qu’ils se trouvent ;

Eu égard à la ferme volonté qui Nous anime de raffermir les solides liens qui les unissent à leur pays,

Désireux de renforcer les efforts inlassables que Nous avons déployés à cet égard, et compte tenu des exigences liées à la croissance rapide et soutenue du nombre des Marocains de l’immigration, appelant la mise en place d’institutions efficientes, notamment par la création d’une instance à même de s’acquitter des missions de concertation et de contribution à la formulation et à l’élaboration des politiques relatives à l’immigration et aux affaires de la communauté des Marocains résidant à l’étranger (...Suite)



A beau mentir qui vient de loin !...

Notre rédaction vient de recevoir une lettre d’un lecteur qui désire, pour l’instant, garder l’anonymat. Il nous rapporte, dans le détail, une curieuse affaire à laquelle la chaîne de télévision 2M a été bien involontairement mêlée et qui porte atteinte aussi bien à l’image de nos média qu’à celle de notre pays.
Ci-après, le texte de cette lettre


Aziz El Jahidy


Monsieur le rédacteur en chef,

Au cours du printemps 2006, en ma qualité de comédien, j’ais été approché par un certain M. Aziz El Jahidy, qui me proposait un rôle dans un long métrage en préparation < LE TOUBIB >et dont le tournage allait incessamment commencer à Montréal.
Au cours de notre rencontre, ledit M. Jahidy m’a présenté un certain nombre de documents dont
- sa carte professionnelle délivrée par l’Union des artistes du Québec
- un document émanant de la Chaîne de télévision marocaine 2M, présentée comme le producteur
- un certain nombre de contrat avec des techniciens et des comédiens et acteurs marocains et montréalais, dont la star Rachid Badouri et un M. Saadallah, qui m’a été présenté comme une « immense vedette marocaine, spécialement invitée à Montréal » pour les besoins du tournage, etc.

M. Jahidy avait une demande particulière : prétendant que le producteur, 2M, tardait à faire parvenir le fonds nécessaires à Montréal en raison notamment de « procédures administratives compliquées », il me demandait si j’accepterais éventuellement de commencer à travailler avant de recevoir mon cachet.
Après quelques vérifications, notamment après une visite du site web de 2M, j’ais accepté l’offre qui m’était faite.

Mal m’en a pris !
Car aussitôt le tournage achevé, M. Jahidy m’a annoncé qu’il devait se déplacer à Casablanca pour y tourner les séquences marocaines du film et qu’il ne pourrait me payer qu’à son retour à Montréal, deux mois plus tard, ou « au plus tard » disait-il, courant septembre 2006.
Ne voyant rien venir à cette date, j’ais commencé à prendre contact avec ceux qui comme moi, comédiens et techniciens, avaient acceptés de travailler pour M. Jahidy et à travers lui pour 2M. Je me suis ainsi rendu compte que nous étions nombreux à n’avoir pas été payés.
Nous sommes donc partis à la recherche de M. Jahidy ; nous nous sommes rapidement rendus compte qu’il avait cancélé son abonnement téléphonique et son bail et fermé son courriel. En d autres termes, nous avons été roulés dans la farine et escroqués pour un montant de plusieurs dizaines de milliers de dollars !

Je m’adresse à vous par ce que je sais que vous connaissez mieux que moi le Maroc et les marocains et que vous serez en mesure de me conseiller utilement sur la meilleure manière de régler ce problème.
Pour l’instant cependant, je vous serais reconnaissant de préserver mon anonymat, si par la suite, nous devions envisager une quelconque action, je ne manquerais pas de vous faire parvenir toutes les informations utiles, y compris parvenir la liste des créanciers de M. Jahidy (à ce jour j’en ais recensés 27) et le montant de ses dettes.
Dans l’attente de votre réponse…

Groupe Atlas Media

Projet de Centre culturel Marocain à Montréal
La tentation de la terre brûlée ?...

Rabat le 30 avril 2007. Depuis que nous avons évoqué, il y a deux numéros de cela, la situation végétative de la Fédération Marocaine du Canada et les menaces que cela fait peser sur le projet de Centre Culturel Marocain à Montréal ; la communauté des originaires du Maroc sort la torpeur dans laquelle elle se complaisait, elle aussi, depuis un certain temps.
La Métropole bruisse de mille rumeurs, dont bon nombre tout à fait crédibles et certaines, disons-le, inquiétantes.
Mais avant d’aborder cette « actualité », rappelons le contexte.

Rappels

Créée en 1999, la Fédération Marocaine du Canada, se fixait pour objectifs de fédérer le mouvement associatif d’inspiration marocaine (qui comptait alors une dizaine d’organismes), de coordonner ses actions jusque là éparses et de trop faible impact, de créer des synergies pouvant permettre la réalisation de projets communautaires d’envergure, de rechercher et mobiliser les moyens – notamment matériels - nécessaires à la réalisations des ambitions d’une communauté qui atteignait alors déjà une « masse démographique critique » et pouvait à ce titre agir sur son environnement.
De fait, en dépit de bien des résistances et des oppositions, la FMC commencera à remplir son contrat et de fort belle manière au demeurant.
Incontestablement, son existence et sa présence sur la scène publique fait gagner en crédibilité et en image aux marocains du Québec et à leur pays d’origine. Ils peuvent désormais prendre leur place, pleine et entière à la table du Québec auquel ils font découvrir leur identité, leur culture et leurs apports – considérables – à la société d’accueil. C’est notamment le cas à travers l’organisation, avec un égal succès, en 2001, 2003 et 2005, sous la conduite des deux présidents – MM. Said Chergui et Aziz Chrigui - qui ont dirigé la FMC depuis sa création, des quinzaines « Couleurs du Maroc » que l’on envisageait désormais de pérenniser.
Sur cette lancée, tout semble possible et alors, on passe à la vitesse supérieure…

Graver le nom de notre communauté dans les murs

Tous les marocains du Canada en ont gardé un souvenir au goût de cendre : dans les années 80, répondant à une demande insistante des membres de la communauté, la Fondation Hassan II fait l’acquisition d’une bâtisse du quartier Côte des Neiges, qu’elle destine à la réalisation d’une Maison du Maroc, envisagée comme point de ralliement pour la communauté et comme centre de référence sur le Maroc et de rayonnement de sa culture. L’expérience fera long feu, pour des raisons locales peu glorieuses et sur lesquelles il vaut mieux ne pas revenir, traumatisant durablement l’ensemble de la communauté. Des années durant en effet, nous avons collectivement souffert d’un complexe nous faisant croire que nous étions incapables, contrairement à nos concitoyens chinois, grecs, italiens ou haïtiens, de graver le nom de notre communautés dans les murs de notre nouveau pays. Aussi, lorsque la FMC prit l’initiative de s’engager dans la création d’un Centre Culturel Marocain à Montréal, un immense espoir se fit à nouveau jour.
Les choses débutèrent on ne peut mieux ; un plan d’affaire d’une grande qualité fut élaboré et l’on s’attela à la réalisation du montage financier.
En pareil cas, il faut commencer par mobiliser le tiers du montant de l’investissement nécessaire ; ensuite, on va chercher les deux tiers restants auprès des différents paliers gouvernementaux (municipal, provincial et fédéral).
Sachant les moyens économiques limités des maroco-canadiens, MM. Chergui et Chrigui firent tant et si bien que les hautes autorités marocaines furent sensibilisées au projet et que le « premier argent » fut providentiellement rendu disponible par un don de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
La voie s’ouvrait alors, royale, devant une œuvre qui aurait donné tout son sens à notre émigration et se serait érigée en pont entre notre origine et notre présent, entre notre passé et notre futur (et celui de nos enfants et descendants), qui aurait facilité nos mutations et notre intégration dans un environnement nouveau, sans aliénation de nos valeurs et croyances.

Coup d’arrêt

Mais cette lancée, hélas, va être stoppée net. Comment et pourquoi ? Sans raison explicable ou connue, dans une ambiance délétère faite de rumeurs et de contre rumeurs, dans la plus totale des subjectivités, dans une irrationalité qui nous fait rejoindre l’hypothèse de la « crise d’adolescence » évoquée par notre confrère Abderrahman El Fouladi, éditeur du mensuel Maghreb Canada Express.
Nous l’avons déjà écrit « par ce que, après tout, comme toute œuvre humaine, les associations sont faite pour naître, grandir, prospérer puis mourir », devant cette crise, nous nous serions fait une raison et aurions accepté les faits.
Mais dans le cas de la FMC une telle résignation ne saurait être que préjudiciable, voire coupable.
Car en effet, pour amener les associations qu’elle regroupait sous son égide à plus de régularité et d’efficacité, la FMC a introduit dans ses règlement un article imposant la tenue d’assemblées générales régulières, la tenue de livres et d’écritures, un minimum d’activités et de capacité de mobilisation … à défaut, des sanctions pouvant aller jusqu’à la dissolution de l’organisation défaillante peuvent être envisagées. Ces dispositions, qui peuvent sembler draconiennes mais qui sont d’autant plus remarquable que la FMC ne s’exclue pas de leur rigueur, ont trouvé application à deux reprises et ont permis à l’efficience de s’instaurer.
Ce serait donc un comble que l’arbitre tombe sous le coup des règles qu’il a établi et si longtemps défendues !
Mais en l’occurrence, le véritable problème est ailleurs.
Hors les règlements particuliers qu’il peut s’imposer, le monde associatif est également sujet de droit général. Or, au Canada, lorsque une association vient à disparaître, son patrimoine tombe entre les mains de l’Etat auquel il revient de distribuer meubles et immeubles à des associations charitables de son choix.
Si de telles perspectives devenaient notre réalité, le patrimoine matériel de la FMC, essentiellement constitué du don Royal, pourrait être perdu pour les originaires du Maroc ; et la perte en patrimoine matériel, le projet de Centre Culturel Marocain, ne serait pas moins scandaleuse ni moins traumatisante.

Terre brûlée ?

En évoquant cette pénible hypothèse, nous ne cherchons ni coupable ni responsable. Notre seul objectif est de provoquer un sursaut nécessaire et salvateur. Nous avons d’ailleurs eu la satisfaction de constater que le problème n’a laissé personne indifférent. La FMC, l’ambassadeur M. Tanji, la consule générale Mme Otmani, ainsi qu’un certain nombre de membres respectés de la communauté s’en sont émus et s’attellent depuis à la recherche de solutions satisfaisantes.
Et, il fallait s’y attendre, les rumeurs ont commencé à submerger le microcosme maroco-montréalais, leur écho parvenant jusqu’à Rabat et Casablanca, n’a cependant rien de rassurant.
On nous annonce ainsi, mais sans que rien ne vienne étayer le propos, que la Fédération a réuni son conseil d’administration et que ce dernier a pris la décision de restituer le don Royal et d’abandonner le projet de Centre Culturel.
Si tel est réellement le cas et si une telle décision a effectivement été arrêtée, ce serait plus qu’une erreur, un drame. Ce serait une honteuse démission, une sorte de politique de la terre brûlée, que rien ne peut excuser ni justifier, dont nous porteront collectivement la responsabilité et dont nous ne pourront éviter l’opprobre.

De la responsabilité…

Car
- Le don Royal a en effet été offert à toute la communauté ; la FMC n’en et que le dépositaire et le gestionnaire
- En acceptant de recevoir ce don, la FMC a accepté une confiance et une responsabilité assortie d’une obligation de résultat incontournable et irréversible. Elle n’en conséquence plus d’autre droit que de réussir dans son entreprise, dut-elle ne plus s’occuper que du projet de réalisation du Centre
- Nous sommes témoins que si l’ensemble des membres de la communauté accorde à la FMC le droit de choisir les moyens qu’elle juge nécessaire à atteindre le succès, elle accepte de porter la responsabilité de tout acte accompli dans cette voie et que les membres de la communauté seront prompt à se mobiliser pour apporter tout appui et concours à la Fédération.
En revanche, la FMC a l’obligation
- de mieux apprécier ses responsabilités
- de se remettre au travail, de commencer à communiquer, de se mettre à jour par rapport à ses propres statuts et règlement
- de remettre sur pied ses structures et, au besoin, de renouveler ses effectifs, de s’ouvrir devant les (très nombreuses) compétences maroco-canadiennes qui ne demandent qu’à servir, , éventuellement de s’adjoindre un groupe de travail ad hoc, chargé exclusivement du projet de Centre Culturel Marocain
- en une phrase, de se remettre au travail au lieu de s’égarer dans des arguties stériles que d’aucun pourrait prendre pour un alibi à une incapacité à l’action dont nous répugnons à la soupçonner.

Groupe Atlas Media


Communiqué du Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP) 
AFFAIRE MOHAMED ANAS BENNIS, 11 MOIS PLUS TARD: Aucune accusation contre les policiers assassins Bernier et Roy, toujours aucune réponse à toutes les questions...


 

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