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Exclusif : Rencontre avec Denis Coderre. 100 jours et quelques idées plus tard…

De gauche à droite: Rachid Najahi (DG Groupe Atlas Media), Mourad Mahamli ((Journal Côte-des-Neiges, Radio centre ville et berbère Tv sur Canal Ici), Denis Coderre (maire de Montréal), Abdelghani Dades (éditeur Atlas.Mtl) et Abdou Zirat (Directeur, éditeur de M magazine et Webtélé de Montréal chez raison2+)

De gauche à droite: Rachid Najahi (DG Groupe Atlas Media), Mourad Mahamli ((Journal Côte-des-Neiges, Radio centre ville et berbère Tv sur Canal Ici), Denis Coderre (maire de Montréal), Abdelghani Dades (éditeur Atlas.Mtl) et Abdou Zirat (Directeur, éditeur de M magazine et Webtélé de Montréal chez raison2+). Photo: Atlas Media

C’est tout un personnage que Denis Coderre, 44eme maire de Montréal. L’ancien député et ministre fédéral est certes connu pour son sens de la formule et son humour. Mais que l’on ne s’y trompe pas : s’il peut paraître qu’il ne se prend pas au sérieux, cela ne signifie nullement qu’il n’est pas sérieux. La légèreté apparente de ses propos publics a un but systématiquement atteint : détendre l’atmosphère, dédramatiser toutes les situations, créer toujours le climat le plus propice au débat, aux échanges ouverts et francs, au dialogue.

Son langage fleuri est tout aussi remarquable. Qu’il utilise une parabole ou qu’il fasse recours à une tournure populaire, un adage ou un dicton, ce sont toujours les mots justes, presque obsessivement, qu’il emploie.

Et surtout, il prend très au sérieux tout ce qu’il fait. On n’en voudra pour preuve que ses réponses – pourtant on ne les compte déjà plus – aux journalistes qui l’interrogent. Chacune de ses déclarations dénote une connaissance approfondie des dossiers dont il a à connaitre; faits et chiffres semblent lui venir si aisément qu’on se demande, vu de loin, si ses sorties médiatiques ne font pas l’objet d’une longue préparation. Nous sommes aujourd’hui en mesure de témoigner que non.

Le lundi 13 février, 2014, cent jours très exactement après son assermentation, il recevait en effet les représentants des principaux médias de la communauté maghrébine (Atlas.Mtl, M télé et Amazigh TV) pour dresser une première esquisse de son début de mandat. 

Seul contre trois…

Il se présente seul contre trois donc. Sans dossier, sans notes, sans fiches, il subit un feu nourri de questions, souvent abruptes. À l’issue de ses innombrables contacts et rencontres a-t-il fini de prendre ses marques et de marquer son territoire? Son image plutôt positive jusqu’à présent résulte-t-elle d’une sorte d’état de grâce appelé à prendre fin? A-t-il renoncé à certaines de ses promesses électorales?

Bien des politiciens auraient, à sa place, pu mettre fin abruptement à l’entretien. Lui, rien ne semblait le déranger ni le déstabiliser; aucune expression faciale ou geste traduisant quelque irritation; mais aussi des réponses qui fusent, spontanément dès l’énoncé de la question, avec en prime des faits, des anecdotes et des chiffres, d’innombrables chiffres, précis, significatifs, utilisés là où il le faut, quand il le faut…

Maître d’œuvre municipal 

De sorte que pendant l’entretien, on ne se contente pas d’enregistrer ses réponses; on l’écoute.

Et on se laisse convaincre. 

Par le respect qu’il manifeste à l’endroit des montréalais et des montréalaise qui attendent de leurs élus qu’ils «fassent ce qu’ils ont dit et qu’ils disent ce qu’ils font»; par l’amour qu’il porte à Montréal, qu’il veut sortir de son superbe isolement insulaire antérieur;  la haute idée qu’il s’en fait et la place qu’il veut lui donner sur le terrain des grandes métropole du monde où elle ne peut être en concurrence, qu’avec New York, Barcelone ou Paris.

Par les voies et moyens de parvenir à ces fins : gouvernance, transparence, sérieux et rigueur.

Et parce que, même sans le dire, il s’est fixé un échéancier : rendre palpable cette grandeur programmée dès la célébration du 375eme  de la fondation de la cité.

Au vu de ces premières impressions peut-on dire que Montréal a trouvé le maire, le maître (d’œuvre) qu’il lui fallait et qui peut la conduire vers la prospérité et le rayonnement qu’elle mérite? 

Nous serions pour notre part tentés de répondre par l’affirmative. Mais nous ne vous demanderons pour autant pas de nous croire sur parole.

Lisez l’entretien et faites-vous votre idée …

Entretien

Denis Coderre

«Un nouveau chapitre pour Montréal et pour les montréalais»

Abdelghani Dades : Monsieur le maire, cela fait aujourd’hui 100 jours depuis votre assermentation, que vous êtes maire de Montréal. Votre image dans les média est plutôt positive et même l’opposition a eu quelques bons mots à votre endroit et sur certaines de vos démarches. Êtes-vous en état de grâce? 

Mr Denis Coderre , maire de Montréal

Mr Denis Coderre , maire de Montréal

Denis Coderre : On parle aussi de lune de miel ; non, il n’y pas de lune de miel. Je pense que ce
que les gens veulent, c’est que l’on puisse prendre des décisions et les assumer. C’est ça le milieu municipal, c’est cette capacité de prendre des décisions, de vivre avec, d’être transparent. Quand j’explique aux gens, que je dis voilà pourquoi je fais ça, quand tu fais ce que tu dis et du dis ce que tu fais, c’est sûr qu’à un moment donné les gens voient qu’il se passe quelque chose. C’est ca qui fait le leadership. Le fait aussi d’assumer un rôle auprès des autres municipalités d’assumer pleinement notre rôle de Métropole, et ça fait trois mois qu’on parle positivement de Montréal. Les gens m’ont connu comme ministre et tout au long de la campagne électorale on a essayé de me définir. Mais aussitôt élu, les gens ont vu qu’on avait une administration, une équipe, qu’on a pris de bonnes décisions, des décisions qui étaient difficiles comme Bixi, le fait de parler du plan anticorruption, de parler contre la charte, c’est-à- dire de parler des vrais enjeux et d’assumer nos idées, c’est cela qui explique la réalité que vous observez aujourd’hui.

Abdelghani Dades : Cette réalité positive ne risque-t-elle pas d’atteindre son terme avec le dépôt du projet de budget municipal, un budget que l’on peut qualifier «d’austérité» qui prévoit, entres autres, certaines hausses de taxes et une réduction de l’emploi?

Denis Coderre : Cette question recouvre deux choses

La première. Quand je suis arrivé, on avait un manque à gagner de 388 millions, on l’a réduit à 175 millions.  Et puis on est tenu par la loi d’avoir un budget équilibré. Donc nécessairement tenus de prendre des décisions. L’autre élément c’est que pendant la campagne électorale j’ais dit que l’on ne pouvait pas augmenter plus haut que le taux d’inflation, qui est de 2 ou 2,2 % selon les chiffres officiels. Ce qui c’est produit, c’est que les arrondissements ont aussi une capacité de taxation. Et quand on additionne les deux, ça tombe à 2,8%.

Ceci dit, on n’a pas beaucoup de choix, ou on coupe dans les dépenses ou on augmente les revenus donc les taxes. Etant donné qu’on est dans une phase de transition, les gens comprennent. Quand on explique clairement ce qu’il en est, qu’il n’y a pas de surprise, et qu’on dit «voilà ce qui se passe», devant cette stratégie d’accompagnement, les gens comprennent.

«La commission Charbonneau ; plus une opportunité qu’une crise»

Abdou Zirat : Monsieur le maire, quels sont les grands projets qui, selon vous, marqueront votre premier mandat? 

Denis Coderre : La première chose que je voulais c’est qu’on arrête l’auto flagellation et la victimisation. On a vécu la commission Charbonneau, mais pour moi ce n’est pas une crise, mais une opportunité. On fait table rase et on commence un nouveau chapitre, c’est-à-dire qu’on doit se donner des outils pour s’assurer que de telles situations ne se reproduisent plus à l’avenir. Donc la création d’un poste d’inspecteur général, le fait aussi qu’on travail avec un nouveau directeur général, qu’on mette de l’avant un département de performance organisationnelle, une réforme administrative en profondeur. Faire une Ville intelligente, utiliser les technologies de l’information, nécessairement cela va permettre d’instaurer la transparence. À un moment donné, on peut passer à autre chose. Placer au niveau de l’administration une personne qui puisse mettre le doigt sur quelque système que ce soit, développer une capacité de réaction mais aussi travailler en amont, de manière préventive, cela permet  au bout d’un moment de passer à autre chose, c’est-a-dire de se consacrer au développement économique, à la lutte contre l’itinérance, affronter la réalité Bixi, investir et s’investir dans le développement durable, au niveau des transports collectif ; le tout pour s’assurer de vraiment donner des services de proximité à la population.

«Je n’ais pas le nez collé sur la vitre»

Abdelghani Dades : Certaines de vos démarches laissent penser que vous ne voulez plus d’un Montréal enfermé dans son statut insulaire, dans une sorte d’isolement superbe dans lequel la Métropole peut avoir beaucoup à perdre. Où en sont les relations de la Ville avec les autres municipalités québécoises, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral; et qu’avons-nous à gagner de ces ouvertures? 

Denis Coderre : Tout cela s’est fait dans un contexte de leadership, dans lequel on doit nécessairement assumer notre rôle et prendre notre place, être le fer de lance de l’ensemble des municipalités  et former le contre poids face aux autres ordres de gouvernement, sur des questions comme le pont Champlain, Poste Canada, le régime de retraites qui nous coûtait 130 million en 2002 et qui a grimpé exponentiellement pour atteindre 600 millions aujourd’hui..

Ce contrepoids politique va servir aussi les intérêts de la population et des citoyens, parce que, à partir de ce moment là on peut développer une force de frappe. Mon alliance avec Régis Labeaume, la place de Montréal au sein de l’Union des municipalités du Québec , le fait que notre ville va bientôt faire partie de la Fédération québécoise des municipalité ; tout cela va nous permettre de dire, avec raison, qu’ on représente 50% de la population et des emplois, et qu’on assume ca. Et qu’on le fait de manière beaucoup plus inclusive, dans une dynamique de partenariat dans laquelle toutes celles et tous ceux qui travaillent dans le même sens font partie de la solution. C’est cela le changement. Le fait que je viens du gouvernement fédéral et que j’étais député, que je n’ais pas fait de politique provinciale ou municipale auparavant, fait que je n’ais pas le nez collé sur la vitre ; j’ais une approche beaucoup plus macro qui me permet justement de voir l’ensemble de la situation.

«Ma compétition, c’est Paris, Barcelone, New York»

D’autre part, je ne suis pas en compétition avec Saint Basile, Laval, Longueuil ou Mirabel. Vous savez, aujourd’hui on ne définit plus le monde par pays ou par continent, par ville, par Métropole. Ma compétition, c’est Paris, c’est Madrid, C’est Barcelone, New York, San Francisco. On a donc tout intérêt à laisser tomber l’esprit de clocher. Même comme insulaires, on doit redéfinir nos façons de faire. Pour ma part je n’identifie pas les citoyens de façon territoriale. On doit travailler de manière inclusive, dire qu’on est une métropole et assumer. Quand on parle de développement économique, par exemple à Rabat et qu’on invite des investisseurs, on ne dit pas «venez à Montréal et seulement à Montréal», on ne dit pas venez dans tel ou tel arrondissement. On dit venez à Montréal dans le sens ou Montréal représente un tout et qu’il peut y avoir des investissements qui ont des effets sur l’ensemble de la Métropole et tout le monde est gagnant. Même au niveau du Québec et du Canada, quand on dit que Montréal est la deuxième ville du pays, on lui permet d’assumer un rôle qui s’étend d’est en ouest et au nord ; on envoie ainsi un message fort. Le Canada et le Québec gagnent ainsi à avoir un Montréal fort. Car il faut savoir s’ouvrir pour augmenter le rayonnement qui va amener beaucoup d’investissement.

Même si l’opposition continue aujourd’hui encore de me considérer comme le maire des banlieues, de dire que je n’en ais que pour les autres municipalités, j’ais en réalité adopté pleinement  cette approche, je dirais métropolitaine, qui est, je pense un changement drastique par rapport à mes prédécesseurs.

Une «Table des maires»

dades-mourad-abdouMourad Mhameli : Et les relations de la Ville-Centre avec les arrondissements; surtout les arrondissements que la précédente administration avait «oublié» dans ses projets?

Denis Coderre : À quels arrondissements faites-vous allusion ?

Mourad Mhameli : Côte des neiges par exemple, Saint Michel aussi …

Denis Coderre : Il y a là toute la réalité historique des fusions-défusions. Je ne suis pas là-dedans. Et puis je viens de Montréal Nord. Je prends un peu de recul là-dessus et je crée une Table des maires. Quatre fois par an, les maires d’arrondissements se réuniront avec votre humble serviteur. Et on va travailler, de manière politique, pour une véritable coordination. Vous savez, le schéma n’est plus centralisation versus décentralisation ; on est ailleurs. Maintenant c’est cohérence et efficacité. En mettant l’accent sur un département qui va mettre l’accent sur le benchmarking, on va travailler sur la performance organisationnelle, la paramétrisation. Quand on pense avant tout au citoyen, quand 70% du travail se fait dans les arrondissements, donnons les moyens aux arrondissements pour faire le travail ! On va donc s’assurer que là ou se fait le travail, les moyens sont disponibles. C’est la même chose pour la mise à niveau des infrastructures. C’est la même ville. Moi je suis de ceux qui définissent la Métropole par ses quartiers. Et lorsque je dis en parlant de la Charte que intégration ne veut pas dire uniformité, je pense la même chose en ce qui a trait à la Métropole et à ses arrondissements ; il y a des saveurs, des couleurs et des manières de faire qui, lorsque vous les mettez ensemble, font cette magnifique Métropole, plurielle, culturelle et multiculturelle. Le gros bon sens c’est de se parler, de s’intégrer – intégrer ne veut pas dire assimiler – c’est-à-dire de trouver ensemble, avec les outils qui nous sont communs, en coordination, des manières de faire satisfaisantes pour tous. Par exemple, on n’a pas besoin de 19 politiques différentes des permis ; on a besoin d’une politique des permis, mais l’application doit venir de l’arrondissement. J’appelle cela du respect.

Abdou Zirat : Le caractère cosmopolite de la population montréalaise et les débats en cours au Québec, rendent notre prochaine question incontournable. Où en sont les projets annoncés dans le programme d’Équipe Coderre en matière d’intégration des communautés d’origine diverses? 

Denis Coderre : Déjà le fait que j’ais pris position comme je l’ais fait démontre à quel point j’ais cette sensibilité, parce que l’on est là face à la réalité. Deuxièmement, dans la réforme administrative, j’ais demandé qu’on tienne compte de cette réalité et que soit assurée la représentativité. Car on va ainsi avoir une population qui va être de plus en plus active si elle se sent bien représentée. Vous savez, l’intégration, la représentativité, tout cela passe par l’emploi ; la dignité passe par l’emploi, par le logement. On travaille en ce sens. Déjà en matière d’emploi, je peux vous dire que la Ville reflète à 30%. Mais je veux plus d’action, plus de dialogue, plus de présence et plus de participation de l’ensemble des communautés culturelles et particulièrement de la communauté maghrébine. On beau en parler, il faudra le démontrer ; il faudra que les bottines suivent les babines.

Mourad Mhameli : Plus particulièrement  pour ce qui est de l’accès à l’emploi, entre autre dans la fonction municipale, à quoi les divers segments défavorisés de la population montréalaise peuvent-ils s’attendre? 

Denis Coderre : Il nous faudra nous assurer que les communautés culturelles aient leur juste part, en matière de logement social abordable par exemple. Pour moi, les communautés culturelles sont de magnifiques ambassadeurs, capables de raffermir des liens politiques sociaux et économiques. Et parce qu’on définit souvent notre Métropole par sa diversité, la diversité doit nécessairement avoir sa place dans toutes les politiques de la Ville. Mais encore une fois, mon rôle c’est d’être un facilitateur, de créer un environnement propice. On va avoir le 375eme anniversaire de la fondation de Montréal, le 50eme de l’Expo et le 150eme de la Fédération. Je pense qu’on trouvera là assez d’outils pour renforcer cette diversité, ce caractère pluriel qui fait la force de notre ville.

«Smart cities brings smart citizens» 

Abdelghani Dades : Vous savez sans doute que contrairement aux habitudes antérieures, dans bon nombre d’arrondissements de la Ville, on assiste à l’émergence de Groupes d’action citoyenne qui veulent participer à la vie de la ville. Que pensez-vous de cette résurgence du sens de la citoyenneté? 

Denis Coderre : C’est une plus-value. La force d’une Métropole est directement liée à la force de ses citoyens. On a toujours été très cynique en matière de participation, notamment au niveau municipal alors même que c’est le niveau de gouvernement le plus proche des citoyens. Autant je crois à la démocratie représentative, autant je crois à la participation pleine et entière des citoyens. Pour moi, il est toujours intéressant de voir des citoyens en action. C’est sain que les gens participent, et de les voir de plus en plus nombreux à participer à l’effort collectif, va nous permettre d’être plus efficaces face à leurs demandes. Et ainsi on justifiera le dicton qui veut que «Smart cities brings smart citizens».

 «Une Ville vivante, fière et revigorée»

Abdou Zirat : Pourriez-vous, en quelques mots, dresser le portrait du Montréal dans lequel nous vivrons dans quatre ans?

Denis Coderre : Je la vois vivante, je la vois fière, je la vois revigorée, je la vois passer à une autre étape. On va en échapper, on va faire des erreurs – on est humains – mais on va travailler avec toute la détermination qu’on nous connait. On a une équipe qui me permet de jouer pleinement mon rôle et de faire partie de la solution.

On va avoir un beau 375eme et la fin du mandat va marquer l’ouverture d’un nouveau chapitre pour Montréal et pour les montréalais

Abdelghani Dades : Et pour conclure, pouvons-nous solliciter votre sens de la formule et vous demander de nous livrer un message aux montréalais

Denis Coderre : Regardez bien ce qui va se passer dans les cent prochains jours !

Atlas.Mtl

 

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