El Amine Serhani, également connu sous le nom d’Amine El Idrissi, est une figure qui suscite des questions au sein de la communauté marocaine de Montréal. Plusieurs membres de cette communauté ont exprimé des préoccupations concernant ses activités professionnelles et ses représentations publiques.
Parcours et arrivée au Canada
M. Serhani, né en 1975, affirme détenir plusieurs diplômes de niveau doctoral ainsi que diverses qualifications académiques. Il serait arrivé au Canada en février 2020 et aurait présenté une demande de statut de réfugié peu après son arrivée à l’aéroport.Selon certaines sources, M. Serhani aurait quitté le Maroc en décembre 2019 via le poste frontalier de Ceuta. Les circonstances entourant son départ du Maroc font l’objet de discussions au sein de la communauté.

Activités professionnelles au Maroc
Des questions ont été soulevées concernant certaines activités professionnelles de M. Serhani au Maroc. Plusieurs personnes affirment avoir eu des relations d’affaires problématiques avec lui, notamment dans le domaine de l’immigration et du recrutement.Certaines personnes rapportent avoir versé des sommes d’argent pour des services liés à l’obtention de permis de travail au Canada qui n’auraient pas été fournis. Il convient de noter que les pays d’Afrique et du Moyen-Orient ne sont généralement pas signataires du Programme des travailleurs saisonniers agricoles (PTAS) avec le Canada.
Projet « Groupe Origine »
M. Serhani a annoncé publiquement son intention de créer un groupe de presse appelé « Groupe Origine », qu’il présentait comme un projet unique pour la communauté marocaine au Canada.Dans ce contexte, il aurait collaboré avec plusieurs étudiants en journalisme et communication au Maroc. Certains de ces étudiants affirment avoir produit du contenu (articles, reportages) pour ce projet en échange de promesses de contrats de travail au Canada.Une ancienne collaboratrice, Imane Essaidi, journaliste stagiaire au Maroc, rapporte avoir rédigé plus de 200 articles et n’avoir reçu qu’une compensation minimale d’environ 200 dollars canadiens, malgré les promesses initiales de conditions de travail avantageuses.
Relations avec la communauté marocaine de Montréal
Depuis son arrivée au Canada, M. Serhani aurait été impliqué dans plusieurs différends publics avec des figures établies de la communauté marocaine de Montréal, notamment :
• M. Rachid Najahi, directeur du groupe Atlas Média
• M. Abderrahim Khouibaba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Maroc au Canada
• M. Abdelaziz Rzik, président de l’Association musulmane de Montréal-Nord (AMMN)
Ces différends auraient porté sur divers sujets liés à la représentation et à la gouvernance communautaire.
Vérifications en cours
Des vérifications seraient actuellement en cours concernant certaines allégations relatives aux activités passées de M. Serhani. Les personnes concernées sont encouragées à s’adresser aux autorités compétentes pour toute question juridique.Il est important de noter que toute personne est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire et qu’aucun jugement définitif n’a été rendu à ce jour dans le cadre des différends mentionnés dans cet article.
Note éditoriale
Cet article présente des informations rapportées par diverses sources au sein de la communauté. Les allégations mentionnées n’ont pas toutes fait l’objet de vérifications indépendantes complètes. Atlas Média invite toute personne disposant d’informations complémentaires ou souhaitant apporter des clarifications à nous contacter.
M. Serhani a été contacté pour obtenir ses commentaires avant publication. [aucune réponse à ce jour].
Nadia Sfaoui
Journaliste indépendante




