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Élections de mi-mandat aux États-Unis À quoi ça sert?

Que faut-il savoir des élections de mi-mandat américaines? Combien de sièges sont en jeu et lesquels? Comment les élections fédérales sont-elles influencées par celles qui se déroulent à l’échelle des États? Voici un petit guide pour vous permettre de mieux suivre la soirée électorale qui se déroulera aux États-Unis dans exactement une semaine.

Aux élections de mi-mandat, les Américains doivent renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants et le tiers des 100 sièges du Sénat.

Actuellement, les républicains sont majoritaires tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat.

Dans celui-ci, deux sénateurs indépendants participent au caucus des démocrates et sont donc généralement comptabilisés dans leurs rangs.

Le tiers du Sénat est renouvelable, en rotation, tous les deux ans.

En 2018, il y a exceptionnellement 35 sièges de sénateur à pourvoir.

Aux 33 élections sénatoriales prévues cette année viennent s’ajouter deux élections spéciales, tenues en raison de la démission des sénateurs Thad Cochran, du Mississippi, et Al Franken, du Minnesota.

Dans la foulée de leurs départs, les gouverneurs de ces deux États ont nommé un successeur intérimaire, mais il appartient aux électeurs de désigner la personne qui terminera le mandat de l’élu démissionnaire.

Les deux sièges d’un État ne sont habituellement pas soumis au vote des électeurs lors des mêmes cycles électoraux.

Deux chambres, deux représentativités

Le nombre d’élus impartis à chaque État à la Chambre des représentants varie en fonction de sa population.

Avec 53 sièges, la Californie compte la plus grande délégation, tandis qu’un État aussi peu populeux que le Dakota du Nord n’a qu’un seul élu.

Les représentants ont un mandat de deux ans.

Les citoyens du district de Washington ainsi que ceux de cinq territoires élisent un délégué (ou un commissaire résident, dans le cas de Porto Rico) à la Chambre. Ceux-ci n’ont pas le droit de voter sur les projets de loi.

La Chambre haute compte pour sa part deux sénateurs par État, peu importe son poids démographique. La voix des États les moins populeux y est donc plus importante qu’à la Chambre des représentants.

Le mandat des sénateurs est de six ans.

Des milliers d’autres postes en jeu

Cette année, les sièges de 36 gouverneurs sont soumis au vote populaire.

Les États-Unis comptent présentement 33 gouverneurs républicains, 16 démocrates et 1 indépendant.

Les électeurs de 46 États sont aussi appelés aux urnes pour élire leurs représentants ou leurs sénateurs dans 87 des 99 chambres législatives du pays, pour un total dépassant les 6000 sièges.

Des gouvernements républicains contrôlent les deux tiers des chambres des États.

À l’échelle du pays, des milliers de postes clés, tels que des procureurs généraux, des maires, des conseillers municipaux, des juges et des shérifs, sont également à pourvoir.

Les électeurs des différents États sont aussi invités à se prononcer sur plus de 150 mesures référendaires, qui vont de la légalisation de la marijuana médicinale à l’augmentation du salaire minimum, en passant par le contrôle des armes à feu, le rétablissement du droit de vote des criminels condamnés et l’affichage des 10 commandements sur les propriétés publiques.

L’incidence sur les élections fédérales

La Chambre des représentants compte un nombre fixe d’élus votants – 435 – dont la répartition selon les États varie tous les 10 ans en fonction du recensement.

Le choix des électeurs pour les postes à pourvoir dans leur État respectif revêt cette année une importance nationale en raison du redécoupage prochain de la carte électorale fédérale.

La majorité des États confient cette responsabilité à leurs législateurs et accordent au gouverneur un droit de veto.

Le prochain redécoupage de la carte électorale se fera en 2021, dans la foulée du recensement de 2020. La nouvelle carte sera ainsi utilisée pour la première fois lors des élections de mi-mandat de 2022.

Dans certains cas, le parti au pouvoir choisit en quelque sorte ses électeurs en manipulant les frontières des circonscriptions d’une manière qui semble défier la logique afin de diminuer le plus possible le nombre de circonscriptions que peut remporter le parti adverse, une pratique surnommée le « gerrymandering ».

Ainsi, un gouvernement peut assourdir la voix d’une communauté reconnue comme lui étant hostile en la divisant entre des districts qui lui sont généralement favorables. Il peut aussi, au contraire, regrouper dans un même district le plus grand nombre possible de ces communautés hostiles et ainsi s’assurer de n’accorder qu’un siège au parti adverse dans une région où celui-ci aurait autrement été en mesure d’en remporter deux ou trois.

Le troisième district du Maryland est un bon exemple de cette pratique.

Les démocrates ne sont pas immunisés contre ce redécoupage créatif, mais les études montrent que les républicains s’y adonnent plus fréquemment.

À moins de contestations judiciaires, la nouvelle carte électorale restera en vigueur jusqu’en 2031.

 

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