Les mesures prises par le Maroc pour promouvoir les droits de la femme et les dispositions d’avant-garde énoncées dans la nouvelle Constitution visant la consolidation de l’Etat de droit ont été mises en avant par l’ambassadeur du Maroc au Canada, Mme Nouzha Chekrouni, lors d’un panel à Ottawa sur « Les droits des femmes et le printemps arabe ».
Lors de ce conclave, organisé samedi par le Conseil canadien de droit international, la diplomate marocaine a jeté la lumière sur les mécanismes prévus par la nouvelle Loi fondamentale consacrant la représentativité politique des femmes et la constitutionnalisation du principe de la parité et de l’égalité des sexes.
Mme Chekrouni a, dans ce sens, rappelé à son auditoire que « le printemps des droits des femmes marocaines avait commencé il y a plus d’une décennie », mettant en exergue les réalisations accomplies par le Royaume qui, a-t-elle dit, « grâce aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, à la volonté politique et à l’engagement du gouvernement et des partis politiques, ainsi qu’à la mobilisation de la société civile, s’est doté d’un dispositif juridique très avancé en matière des droits de la femme ».
La femme marocaine a réussi à investir le champ de l’action politique, a souligné Mme Chekrouni, se félicitant des acquis qu’elle a réalisés, sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, et de la constitutionnalisation des droits humains dans le Royaume.
Elle a, en outre, donné un aperçu sur les grands chantiers ouverts et les réformes entreprises par le Royaume dans les domaines de la famille, de l’égalité de sexes et de la lutte contre la violence à l’égard des femmes.
Le renforcement du rôle des Institutions et l’adoption de mécanismes telles la gendérisation du budget, l’approche genre et la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes procèdent de la volonté du Maroc de faire de l’égalité hommes-femmes un choix démocratique irréversible, a-t-elle indiqué.
Les Codes de la famille, de la nationalité, de procédure pénale et du travail, outre la Kafala (prise en charge), sont, entre autres, autant de réalisations qui confortent inéluctablement notre révolution tranquille », a affirmé Mme Chekrouni, soulignant le rô le primordial des législations dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes.
Par ailleurs, elle a relevé que la liste nationale et le quota, adoptés lors des élections législatives et communales, ont permis aux femmes d’accéder aux centres de décision politique et de contribuer à la gestion de la chose publique, avec une implication plus active et plus intense dans tous les domaines.
Elle a, d’autre part, passé en revue les efforts du Maroc dans le domaine de l’éducation, notamment la scolarisation des filles en milieu rural et la question de la santé-reproductive dans le but de concrétiser le développement humain durable.
Au volet économique, Mme Chekrouni a souligné l’importance de l’entreprise féminine. « Il s’agit d’un secteur en pleine expansion qui constitue une valeur-ajoutée à l’économie nationale », a-t-elle dit, estimant que « la démocratie ne peut se concrétiser en l’absence des femmes ».
Ottawa, 6 nov (MAP)




