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33e Festival international Vues d’Afrique. Le cinéma marocain à l’honneur

afficheFestivalLes premières projections auront lieu le samedi 15 avril à partir de 15 h à la Cinémathèque québécoise. Une intéressante sélection de films sera à l’affiche dont «Pas sans toi» et «Ça tourne à Ouaga».

Les premières projections

Également au programme le film «La Main de Fadma» mettant en vedette l’actrice Fadela Benmoussa qui joue le rôle d’une femme marocaine qui se sacrifie pour ses enfants, dans le respect des valeurs de son pays et sans jamais déroger aux r`gles du vivre ensemble et de la tolérance. Œuvre du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, «La Main de Fadma», prix de la réalisation du Festival de Tanger 2017, sera projeté en première nord-américaine et en présence du réalisateur. Dans ce film.

Gros plan sur le 7ème art marocain

L’édition 2017 consacre Coup de projecteur au cinéma marocain. À ce titre, en plus du film d’ouverture, plusieurs œuvres de ce pays seront proposés au public. On citera notamment les longs métrages «A mile in my shoes» de Saïd Khallaf, lauréat de l’Étalon de bronze du FFESPACO et des prix du meilleur film, meilleur acteur et meilleur premier rôle féminin du Festival de Tanger et «Pluie de sueur» de Hakim Belabbes, qui a obtenu le Grand prix et le prix du premier rôle féminin à Tanger mais également le documentaire «Raja Bent El Mellah» de Abdelilah Eljaouhary, prix spécial du jury à Tanger. Ces films seront présentés dans la section Afrique Connexion.  Trois courts métrages en provenance du même pays compléteront cette programmation: «Ima»  de Hicham Regragui, prix du court métrage de Tanger, Aya va à la plage»  de Maryam Touzani et «Bêlons» de El Mehdi Azzam projeté dans la sélection internationale.

Une bonne dose d’humour

Lasélection internationale 2017 ne manquera pas d’offre une bonne dose d’humour avec les présentations du film de Farid Bentoumi «Good Luck Algeria» racontant les péripéties d’un algérien immigré en France qui, pour sauver son entreprise décide participer aux qualifications… des Jeux Olympiques d’Hiver pour le pays de son père.                                                                                                                                      Tout aussi drôle, la comédie «Il a déjà tes yeux»  de Lucien Jean-Baptiste, avec Aïssa Maïga qui sera à Montréal pour l’occasion, à propos d’un bébé qui n’a pas la même couleur de peau que ces  parents adoptifs.                                                                                                                                Également au programme «Tant qu’on vit»  du cinéaste burkinabe Dani Kouyaté, présenté en première américaine, relate le voyage de Malmö (Suède) à Banjul (Gambie) d’une mère et de son fils dont le père suédois comprend mal ce coup de tête, une comédie dramatique chaleureuse sur le thème universel des identités en mouvement.

Enfin, mettant en scène l’histoire contemporaine, Licínio Azevedo, cinéaste mozambicain viendra  présenter «Le train de sucre et de sel» dont l’action se déroule en 1989 au Mozambique, un pays ravagé par la guerre civile. Le train qui relie Nampula à Malawi est le seul moyen pour les plus téméraires d’échanger quelques sacs de sel contre du sucre, au péril de leur vie. Ce long métrage a reçu le prix du meilleur film au festival de film de Joburg (Afrique du Sud).

Section documentaire

La section documentaire est riche de nombreux regards qui s’attachent, parmi d’autres thèmes, à dépeindre la situation économique de pays d’Afrique dont le Mozambique vu par João Graça et Fábio Ribeiro dans «Maputo», un parcours dans la vraie ville émergente de ce pays.

«Le suisse Nicolas Wadimoff propose Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté» (hors-compétition) qui nous plonge dans la bataille que mène Jean Ziegler contre la pauvreté et la dépendance économique dans les pays en voie de développement.                                                    Du Sénégal, «Kimtiyu – Cheikh Anta» de Ousmane William M’Baye film raconte le combat de Cheikh Anta Diop, un homme immensément célèbre qui passera toute son existence en quête de vérité et de justice, afin de redonner à l’Afrique une conscience historique et une dignité. Ce documentaire a obtenu au dernier FESPACO, le Premier prix UE-ACP et le Premier prix du documentaire.    Enfin, «Boko Haram : les origines du mal» du français Xavier Muntz présente une enquête exclusive et glaçante sur les origines du groupe terroriste islamiste et sa sanglante dérive, nourrie par les exactions de l’armée. Terriblement d’actualité,  le film rend compte de la responsabilité écrasante de l’armée nigériane, dans un conflit sanguinaire qui a causé quelques 32 000 morts chez les civils.

Section Afrique connexion

Outre les films marocains cités plus haut, la section Afrique connexion propose une sélection d’œuvres qui ont marqué l’année cinématographique. Parmi elles, «Jean de Dieu» de Sélé M’Poko qui est la première comédie « feel good » sur le Congo depuis «La Vie est belle». Il a été écrit, produit et réalisé par un Congolais/Américain avec une équipe de maîtres internationaux. «Kuluna» de Rabby Bokoli Bolengu, également de RDC, est un premier long métrage qui fait le portrait d’un jeune de la métropole Kinshasa face au chef des Kuluna, un des 2 gangs de la banlieue kinoise.

Un autre premier long métrage venant de la Côte d’Ivoire,  «Sans regret» de Jacques Trabi met en scène Gaston, ouvrier aux principes justes qui vit presqu’au comble de la misère. Afin de trouver une issue il tente des opérations risquées qui le conduisent à plonger dans le milieu trouble du grand banditisme.

Regards d’ici

La section canadienne Regards d’ici de ce 33e Vues d’Afrique présente une série de documentaires dont le film «Centrafrique, l’industrie de la rébellion» qui met en lumière les rouages d’une économie de guerre qui sévit dans le pays, analyse leur mode de fonctionnement et dévoile leurs rapports avec des intérêts nationaux ou étrangers.

Le documentaire «De Sherbrooke à Brooks» de Roger Parent s’attache à décrire le périple d’immigrés principalement congolais qui les conduit du Québec vers l’Ouest du Canada en quête de travail malgré le handicap de la langue.                                                                                     «Haïti, la route de Francine Saillant» présente l’histoire d’Haïti, de la période précoloniale jusqu’à la révolution. Il consiste en une narration polyphonique mettant à contribution les arts visuels, la danse, le dessin, la photographie et les archives. Le narrateur, Dany Laferrière, offre une version à la fois factuelle et poétique des moments marquants de l’histoire de ce pays tandis que la chorégraphe Rhodnie Désir ose danser cette histoire.

Volet Ciné-Jeunesse

Les jeunes prennent d’assaut la Cinémathèque à l’occasion de la programmation Ciné-Jeunesse qui, sous l’égide de l’Unesco, offre du 18 au 21 avril inclusivement, des matinées durant lesquelles plusieurs centaines d’étudiants du primaire et du secondaires auront l’occasion de visionner des œuvres en provenance d’Afrique et traitant de thématiques les concernant au premier chef.

Soirées spéciales

Rencontres, dialogue et échanges restant l’un des objectifs premiers du Festival, la tradition sera respectée et chaque jour accueillera sa soirée spéciale.

Le samedi 15 avril aura lieu celle de l’Algérie avec la projection de la comédie «Good Luck Algeria» sous l’égide du Consulat général de l’Algérie à Montréal. Le lendemain, c’est sous l’égide du Consulat général d’Haïti à Montréal que sera présenté le film «Jacques-Stephen Alexis mort sans sépulture»  d’Arnold Antonin. Le Sénégal sera à l’affiche le lundi 17 avril avec la présentation de Kimtiyu Cheikh Anta. Le festival marocain de Khourigba présentera le mardi 18 avril, «A mile in my shoes».                                                                                                                                                Grosse soirée le mercredi 19 avril avec deux pays représentés : la Suisse et le Festival Cinémas d’Afrique de Lausanne avec la projection de «Nirin» (une coproduction avec Madagascar) et de «Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté» sous l’égide du Consulat général de Suisse à Montréal ainsi que Madagascar et Les rencontres du film court d’Antananarivo sous l’égide de l’Ambassade de Madagascar au Canada. Le jeudi 20 avril ce sera la soirée Belgique-Rwanda avec le FIFF de Namur et L’AFFM de Kigali sous l’égide du Haut-Commissariat du Rwanda au Canada et du Consulat général de Belgique en présence de la princesse Esméralda de Belgique. Des courts métrages rwandais ainsi que les films «L’eau sacrée» d’Olivier Jourdain et «Virung, de l’espoir pour tout un peuple» de Nicolas Delvaulx seront présentés. Nul doute que le vendredi 21 avril sera festif avec la Soirée Cuba sous l’égide du Consulat général de Cuba à Montréal et la projection de «Retour à Cuba, à la recherche de Latina» de Didier Mauro.                                                   Samedi 22 avril, Jour de la Terre, aura lieu à LOJIQ, sous l’égide de l’IFDD, une table-ronde Cinéma et Développement durable (10 h -13 h sur inscription). Cette journée sera consacrée au Gabon avec le Festival du film « Nature et Environnement » de  Masuku en présence de l’Ambassadeur du Gabon au Canada et la présentation du film «Adult’air- le témoin de mariage» de Sosthene Ngokila. Le Burkina Faso cloturera la soirée avec le FESPACO sous l’égide de l’Ambassadeur du Burkina Faso au Canada et la projection de «Tant qu’on vit» de Dani Kouyaté en première américaine.

Atlas.Mtl

 

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