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Affaire de respect

Deux sujets dominant l’actualité qui nous touché de plus près cette semaine : Le nouveau gouvernement du Québec  et les attaques, par l’image et la caricature, portées par d’obscurs desseins, contre la foi et les convictions d’une partie de l’Humanité.

Certes différentes par essence, ces deux questions n’en relèvent pas moins d’une certaine logique qui finit par les rassembler.

Mais n’allons pas plus avant dans le raisonnement avant d’en examiner l’une et l’autre l’actualité et les développements.

Donc, le Québec, suite à la consultation législative du 4 septembre écoulé, a un nouveau gouvernement. Et une Première ministre.

Pauline Marois accède à la magistrature suprême 28 ans après sa première course à la chefferie du Parti Québécois (en 1984). Dans l’histoire du Québec,  elle est la trentième personne – mais surtout la première femme – à occuper ces fonctions. Son parti a beau avoir été majoritaire relatif au sortir, elle n’en est pas moins à la tête d’un gouvernement minoritaire, ce qui ne lui facilitera certainement ni la vie ni la tâche. Elle sera, en particulier, prise entre le souci de gouverner et celui de convaincre l’opposition de la laisser gouverner, entre par ailleurs le souci de laisser  suffisamment de marge de manœuvre à ses ministres et députés et de maintenir l’unité et la cohésion dans une équipe composée de gens dont les convictions ne sont pas toujours au goût de l’électorat.

Le gouvernement

Tout cela, avec les pesanteurs que de telles contraintes peuvent imposer à un chef,  ne l’a cependant pas empêchée d’entamer son mandat tambour battant, en concrétisant quelques unes de ses promesses électorales dès la première réunion de son cabinet. Et il fallait une certaine dose de courage et de détermination s’agissant de sujets à fort potentiel de controverse. (voir pages 4 et suivantes).

L’attitude de Mme Marois n’est pas sans me rappeler celle de mes professeurs, en d’autres temps, dans un autre siècle, lorsque, dès la rentrée, ils commençaient pat établir leur autorité au risque d’impopularité, avant de commencer à enseigner, avec art et efficacité et cinquante ans plus tard, je les en remercie.

Mme Marois à donc commencer par établir son autorité. Ensuite, c’est sûr, elle gouvernera. Comment ? Laissons venir les choses. Donnons-nous le temps de juger sur les actes à venir. Et ne nous hasardons surtout pas à de quelconques vaticinations sur la durée de vie du gouvernement, ni sur  des élections anticipées dans 6 mois ou deux ans; encore moins sur ce que pourraient être leur résultat.

Les caricatures

Second sujet chaud : des caricatures et une caricature en forme de (mauvais) film qui, a nouveau, viennent gratuitement écorcher la sensibilité et frustrer un milliard et demi de personnes.

La frustration vient d’un fait : Dans bon nombre de pays, l’antisémitisme, le racisme ou l’homophobie sont pénalement sanctionnés. L’islamophobie, dans ces même pays, est certes condamnée mais pas justiciable.  Elle peut alors être justifiée, par la liberté d’expression par exemple, une liberté d’expression toujours sous risque d’instrumentalisation, faut-il le dire.

Or, si dans les cas cités plus haut, le Législateur à jugé utile de faire des lois, c’est essentiellement parce que l’on s’est rendu compte que en parlant de droits de la personne, on restait dans le générique, on omettait la cachette favorite du diable, le détail. Et surtout, on présupposait que l’humain était capable de comprendre l’esprit des lois plutôt que de n’obéir, au pied de la lettre, qu’à leur force contraignante.

Le respect

L’esprit des lois en question, générales ou particulière, c’est en effet d’imposer  lorsque cela n’est pas spontané  et quels que soient les genre, âge, race, couleur, religion, conviction politique, orientation sexuelle ou état physique et mental, le respect de la personne humaine. Le respect de la personne, c’est aussi ainsi le respect de ce qui fait son identité, de ce qui vient de son histoire, de ses intimes convictions.

Et c’est ici que se rejoignent les deux éléments phare de l’actualité du moment : dans une situation aussi abstraite que celle du musulman lambda choqué ces jours dernier, ou dans une situation aussi concrète que celle de Mme Marois à la tête du gouvernement du Québec, on ne peut rien faire lorsque quelqu’un, quelles que soient ses motivations, vient à manquer au respect et à la bienséance.

Abdelghani Dades: (Edito Atlas.Mtl 190 du 27 septembre au 10 octobre 2012)

 

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