Né à New York le 17 septembre dernier, le mouvement des indignés se propage au Canada et ailleurs dans le monde, au terme d’une vaste entreprise de mobilisation sur les réseaux sociaux.
Le mouvement ne se dit lié à aucun parti politique. Il dénonce l’emprise de la classe financière sur la société et l’écart grandissant entre les riches et les pauvres, sans être porteur d’un programme politique précis.
Des manifestations se sont ainsi tenues mi-octobre dans une douzaine de villes canadiennes. La plus importante d’entre elles devrait avoir lieu à Toronto, centre financier du pays. Les commerçants ont exprimé certaines craintes de débordement lors de la tenue d’ « Occupons Bay Street », mais les organisateurs promettent une manifestation pacifique.
Des manifestations étaient aussi prévues à Montréal, Québec, Ottawa, Vancouver, Edmonton, Calgary, Regina, Winnipeg et Moncton.
Selon Carminda Mac Laurin, étudiante et porte-parole de la manifestation à Montréal, au Square-Victoria, les revendications sont « aussi multiples qu’il y a de manifestants. ».
« Toutes les revendications finalement convergent vers, il me semble, une exigence de démocratisation de la démocratie, qui touche trop d’enjeux économiques en ce moment, qui est régie finalement par quelques-uns », précise Mme Mac Laurin.
« Je pense que c’est une revendication qui est mondiale, elle n’est pas seulement nationale », poursuit Mme Mac Laurin. « Les grandes banques, de toute façon, sont interreliées, que ce soit ici au Canada ou ailleurs dans le monde. Les enjeux économiques sont importants ici au Canada comme partout dans le monde. C’est vraiment une revendication internationale. »
Source: Atlas.Mtl 167






