Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Saad Dine El Otmani, et son homologue canadien, John Baird, ont convenu lors d’une rencontre, lundi à Ottawa, d’approfondir la coopération entre le Maroc et le Canada dans divers domaines.
Dans une déclaration à la MAP, à l’issue de cet entretien, qui s’est déroulé en présence notamment de l’Ambassadeur du Maroc au Canada, Mme Nouzha Chekrouni, M. El Otmani a indiqué avoir discuté avec le chef de la diplomatie canadienne du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays et de l’évolution de la situation, en Syrie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Qualifiant d' » excellentes » les relations bilatérales avec le Canada et estimant qu' » il n y a aucun point de discorde entre les deux pays », M. El Otmani a fait état de la volonté des deux parties de renforcer davantage les liens économiques qui restent, a-t-il dit, en deçà de leurs réelles capacités.
La conclusion éventuelle d’un accord de libre-échange gagnant-gagnant, a-t-il estimé, insufflera aux relations bilatérales une nouvelle dynamique, ouvrira de nouvelles perspectives de coopération bilatérale, et aura des retombées positives et multidimensionnelles.
Le ministre a également souligné avoir discuté avec son homologue des moyens à même d’accroitre ces échanges commerciaux et de drainer plus d’investissements, avec un soutien technique mais aussi avec
l’expertise canadienne dans divers domaines.
A cet égard, il a souhaité que davantage d’entreprises canadiennes investissent au Maroc, et que les étudiants des deux pays puissent participer à plus de programmes d’échange dans l’avenir.
M. El Otmani a, d’autre part, indiqué avoir présenté la vision du Maroc et sa décision de retirer sa confiance à Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, ainsi que le projet d’autonomie pour le Sahara, qualifié de « sérieux » et « crédible » par la communauté internationale.
Le Maroc, qui a répondu favorablement aux efforts de l’ONU pour faire aboutir ce processus politique et s’est engagé de bonne foi dans les pourparlers y afférent, est déterminé à persévérer sur cette voie, animé de la ferme volonté de parvenir à une solution politique consensuelle, sur la base de la proposition d’autonomie, pour mettre
fin à ce différend artificiel, a-t-il affirmé.
Ottawa, 4 juin 2012 (MAP)




