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La diaspora marocaine a une responsabilité, celle d’imaginer l’avenir à partir d’une mémoire fondée sur l’érudition et la transmission (Think tank)

La diaspora marocaine, toutes appartenances confessionnelles confondues, a une responsabilité, celle d’imaginer l’avenir à partir d’une mémoire fondée sur l’érudition et la transmission afin que la nouvelle génération perpétue les traditions de solidarité et de respect des différences offertes par le Maroc, soutiennent les membres du Think tank « Mémoires et Dialogue », un organisme voué au rapprochement entre les différents segments de la communauté marocaine au Canada.

Comment concilier « attachement aux valeurs du pays d’origine et respect des valeurs du pays de vie ? », quelle communauté pour quelle participation citoyenne?, entre « assignation à résidence communautaire » et enracinement, quel avenir pour les originaires du Maroc? Telles sont les principales questions soulevées lors d’une journée de réflexion organisée, dimanche à Montréal, par le Think tank « Mémoires & Dialogue » avec la participation d’éminents professeurs chercheurs, de sociologues, politologues, universitaires et leaders communautaires.

Après avoir noté que l’effectif de la communauté des originaires du Maroc au Canada -toutes appartenances confessionnelles confondues frise les 150 000 personnes, le Think tank relève que deux tendances se dessinent aujourd’hui, la rupture avec la culture d’origine ou un repli crispé, souvent biaisé, sur les valeurs du pays-mère. Il estime qu’il en résulte une sorte d’assignation à résidence culturelle, de ghettoïsation de la pensée qui, parce que l’on ne sait pas y répondre autrement que par le bricolage identitaire, pervertissent les comportements collectifs et handicapent structurellement autant la relation au pays d’origine que la relation -et l’intégration- au pays de vie.

Pourtant, la similitude des défis vécus par les deux segments de la communauté marocaine plaident avec force contre de telles errances, soutiennent les membres du Think tank.

Dans une déclaration à la MAP, le professeur Albert Sasson, membre de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, a salué les initiatives des membres fondateurs de Mémoires et Dialogues, affirmant que la contribution de ce Think tank et en ce sens est exemplaire et elle mérite l’appui de tout le monde. Cette action constitue également un hommage au Maroc « qui a toujours oeuvré pour réconcilier, dans le respect de leur sécurité et de leur dignité, Israéliens et Palestiniens ». Il a estimé qu’ « aucun conflit n’est une fatalité et que tous les peuples ont le droit à la paix ».

Cette journée de réflexion se veut, in fine, un hommage à un homme d’exception, feu Mohamed Berdouzi, pour sa précieuse contribution au développement et au rayonnement du Maroc. Cet événement permettra de rappeler le concours du défunt à l’élaboration de la Charte nationale pour l’éducation-formation, du rapport du cinquantenaire, du rapport sur le développement du Maroc à l’horizon 2025, des résolutions de l’Instance équité et réconciliation (IER), sans oublier sa participation à l’élaboration du projet sur la régionalisation avancée et à la commission consultative chargée de la révision de la Constitution, ont tenu à souligner les organisateurs.

« Homme de savoir, de rigueur et de coeur, Mémoires et Dialogue est fier de rappeler que feu Mohamed Berdouzi est membre de son comité d’honneur », ajoute-t-on.

Lors de cette rencontre, marquée par la présence de l’Ambassadeur du Maroc au Canada, Nouzha Chekrouni, du consul général du Royaume à Montréal, Zoubair Hakam, d’universitaires et acteurs de la scène politique et interculturelle, de membres du Conseil de la Communauté Marocaine de l’Etranger, les participants ont rendu un vibrant hommage posthume au politologue et intellectuel, feu Mohamed Berdouzi (en présence la veuve du défunt, Badia Mellouk).

L’universitaire marocain feu Mohamed Berdouzi, décédé le 11 août dernier à l’âge de 63 ans, était une personnalité qui a su incarner une constellation de valeurs patriotiques et de vertus humaines, ont souligné des témoignages livrés, lors de cette rencontre, par plusieurs intervenants. Cet événement a été aussi l’occasion pour
annoncer la création de la Fondation Mohamed Berdouzi.

Montréal, 04 juin 2012 (MAP)

 

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