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Le Maroc nouveau et les «Marocains du monde»
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M. Mohamed Tanj
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M. Salah Eddine El Ouadie
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M. Mohamed Berdouzi
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M. Denis Coderre
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M. Jean louis Roy et M. Berdouzi
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G a D: M Victor Henriquez, M. David Bensoussan et
M. Jean Plante
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M. Dades
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M. Mohamed Tanji
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2 avril 2006
Sujet: IER et RDH , invité : Professeur Mohamed Berdouzi
Dades Abdelghani, Berdouzi Mohamed et Bargache Youssef

MAP 01.04.2006
MM. El Ouadie et Berdouzi invités à rencontrer le comité permanent des ae du parlement canadien
Ottawa, 01/04/06 - Au terme d'un périple d'une semaine au Canada pour présenter les rapports de l'IER et du rapport sur le développement humain (RDH), les deux ex-membres de l'Instance Equité et Réconciliation (IER), MM. Salaheddine El Ouadie et Mohamed Berdouzi ont reçu l'invitation de rencontrer en juin prochain, le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international de la Chambre des communes.
Les deux conférenciers ont reçu cette invitation vendredi à Ottawa à l'occasion d'une rencontre de près de deux heures avec les principaux hauts fonctionnaires en charge du Maghreb et du Moyen Orient au département des affaires étrangères d'Ottawa.
La délégation canadienne des affaires étrangères qui a reçu les deux émissaires marocains comptait MM. Mark Bailey, directeur général, du Bureau du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord aux affaires étrangères (ancien ambassadeur du Canada à Rabat), Thomas Marr, directeur du Bureau du Maghreb et des pays du Golfe, Robert Logie, Coordinateur de la direction chargée des Nations Unies et Denys Laliberté, directeur adjoint pour le Maghreb au même département.
Les exposés sur les rapports de l'IER (droits de l'Homme) et du RDH que MM.El Ouadie et Berdouzi ont pu développer devant ces responsables, en présence de l'ambassadeur du Maroc, Mohammed Tangi, ont été fort appréciés par leurs vis-à-vis canadiens pour les compléments d'information et de précision qui, de l'avis de ces hauts fonctionnaires, ont éclairé dans leur exacte mesure ce qui était jusqu'à présent connu à Ottawa sur "le vent de réformes qui souffle sur le Maroc".
Réagissant au témoignage des deux émissaires, les responsables canadiens ont particulièrement insisté, selon l'ambassadeur, sur le fait que ce qui se passe actuellement au Maroc se distingue par son approche méthodologique qui fait appel à la mobilisation de la population. "Ce qui se passe est tout naturel venant du Maroc", ont-ils affirmé en estimant opportun que les deux émissaires des rapports de l'IER et du RDH reviennent à Ottawa en juin prochain pour y rencontrer l'important comité permanent parlementaire des affaires étrangères.
A noter que le champ de compétence de ce Comité inclut tout particulièrement la politique étrangère canadienne, ainsi que les politiques économiques et de développement du Canada à l'étranger, notamment les relations du Canada avec d'autres pays.
Quant au timing de la rencontre des émissaires marocains avec les membres de cet influent Comité, il s'explique par le fait que la 39ème législature du Canada issue des élections fédérales qui ont porté en janvier dernier le parti conservateur au pouvoir à Ottawa, ne s'ouvre que la semaine prochaine, avec le discours du trône que la Gouverneure générale du Canada, Mme Michaëlle Jean, livrera mardi prochain donnant ainsi le coup d'envoi de la première session de cette législature.
Selon l'ambassadeur du Souverain au Canada, le programme qu'on prévoit pour le déplacement des émissaires des rapports de l'IER et du RDH en juin prochain, doit également comporter une rencontre avec le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères ainsi qu'avec le Groupe d'amitié parlementaire Canada-Maroc.
Les deux comités permanents des affaires étrangères, du Sénat et de la Chambre des communes, constituent des instances de référence et d'orientation de l'exécutif quant à la politique étrangère de la Fédération canadienne.
Rappelons que la tournée d'une semaine que MM. Salaheddine El Ouadie et Mohamed Berdouzi viennent d'effectuer au Canada a été organisée à l'initiative du Groupe Atlasmédias (des bénévoles d'origine marocaine qui se donnent pour mission d'informer la communauté par le biais d'une émission radio hebdomadaire, d'une publication mensuelle, et d'un site web).
Cette tournée a été inaugurée par deux conférences à Montréal où les deux conférenciers ont rencontré les responsables et militants de l'association Alternatives avant de partager leurs réflexions sur les rapports de l'IER et du RDH avec un large public de Canadiens et de Canado-marocains.
Par la suite, les deux émissaires se sont rendus à Toronto où ils ont animé deux conférences, l'une au siège de l'association Palestinienne du Canada (Palestine House) et l'autre à l'université York, en plus d'une série de rencontres avec diverses personnalités de la province de l'Ontario s'activant dans le domaine des droits de l'Homme.
Avant l'étape de la capitale fédérale, Ottawa, où ils ont rencontré de hauts responsables fédéraux, MM. El Ouadie et Berdouzi ont donné une conférence à l'Université Laval à Québec devant un parterre d'universitaires dont nombre d'originaires du Maroc.

Groupe Atlas Media le 31.03.2006
Les rapports, IER et RDH présentés au Canada
Un succès incontestable
Une seconde série de conférences en juin 2006
MM. Salah Eddine El Ouadie et Mohamed Berdouzi ont clôturé vendredi 31 mars une tournée au Canada au cours de laquelle, à l’invitation du Groupe Atlasmédias, ils ont animé plusieurs conférences et débats sur les rapports de
l’Instance Équité et Réconciliation et le rapport du cinquantenaire sur le développement Humain.

MM. Mohamed Berdouzi et Salah Eddine El Ouadie
Durant leur séjour, MM. Berdouzi et El Ouadie ont ainsi dialogué avec un grand nombre de membres de la communauté des originaires du Maroc, mais également avec plusieurs personnalités politiques et associatives canadiennes, avec des leaders d’opinion et des représentants des médias.
Montréal
Le 24 mars, à Montréal, deux rencontres ont ainsi eu lieu; la première au siège
de la section canadienne de l’association Alternatives et la seconde dans un grand hôtel de la métropole ou prés de 120 personnes étaient au rendez-vous.
Toronto
Les 27 et 28 Mars, MM Berdouzi et El Ouadie étaient reçu en Ontario par l’association Marocaine de Toronto avec le concours de laquelle deux conférences étaient organisées; la première au siège de l’association Palestinienne du Canada et la seconde à l’université York. Ces deux conférences ont été suivies de rencontres avec diverses personnalités Ontariennes engagées dans l’action pour le développement des droits de la personne.
Québec
Une Cinquième conférence a été donnée le 29 Mars au cœur de l’université de Laval à Québec, mise sur pied en partenariat avec l’Association Solidarité Canada Maroc et le département des fondements et matières en Éducation de l’université .
Cette rencontre, à laquelle ont pris part prés de trente enseignants - dont de nombreux originaires du Maroc de haut rangs Universitaires -, une foule d’étudiants et des personnalités Canadiennes, telles l’honorable Claire L’heureux – Dubé, ancienne présidente de la cour suprême du Canada; c’est déroulée dans l’auditorium même ou Mr Driss Dahhak, président de la cour suprême du Royaume était venu parler de la justice au Maroc.
Ottawa
La dernière étape a conduit les deux conférenciers à Ottawa, capitale fédérale ou MM El Ouadie et Berdouzi avaient rendez-vous vendredi 31 Mars , avec les directeurs centraux du ministère fédéral des affaires étrangère et du commerce International.
La rencontre à laquelle participaient notamment M Mark Bailey directeur général Maghreb-Moyen Orient et ancien ambassadeur du Canada à Rabat, M Thomas Marr, directeur Maghreb et pays du Golfe, M Robert Logie Coordinateur direction des Nations Unies et M. Denys Laliberté directeur adjoint pour le Maghreb; était prévue pour durer une heure. Elle s’est prolongée au delà de deux heures et s’est terminée sur l’invitation adressée par le Ministère à MM Berdouzi et El Ouadie de revenir à Ottawa, courant juin prochain, pour des rencontres avec la puissante Commission des Affaires Étrangères et avec le Groupe d’amitié parlementaire Canada-Maroc.
Premier Bilan
Au Cours de leur séjour MM El Ouadie et Berdouzi auront parcouru un total de 2400 kilomètres, fait face à des auditoires et des
interlocuteurs pendant plus de 20 heures de temps et répondu – outre leurs exposés respectifs – à plusieurs dizaines de questions.
Partout, accueillis avec la sympathie que l’on réserve aux grands militants et anciens détenus politiques , ils ont démontré qu’ils étaient devenus des acteurs du changement en cours au Maroc, « un changement en mieux, alimenté et soutenu par l’ensemble des marocains » déclarent-ils avant d’inviter « les Marocains du Monde » à se joindre à cette dynamique.
Au niveau des auditoires, la « franchise des propos tenus » affirment autant M. Jean Louis Roy (Droits et démocratie) à Montréal que Mme Claire L’heureux-Dubé à Québec, « une franchise qui permet de voire que le Maroc est sur la bonne voie ».

Le Matin: 31.03.2006
Une «communication citoyenne» motiverait de nouveau la diaspora
El Ouadie et Berdouzi rencontrent les Marocains du Canada
Une communication citoyenne, basée sur de nouveaux canaux de communication peut susciter un intérêt particulier à l'expérience marocaine en matière des droits de l'Homme et de développement humain chez les étrangers tout en motivant les Marocains vivant à l'étranger à « redécouvrir un nouveau Maroc », ont affirmé Salah El Ouadie, ex-membre de l'Instance équité et réconciliation, et le professeur, Mohamed Berdouzi, un des auteurs du RDH50 (Rapport de développement humain).
Les deux hommes ont dressé ce constat à l'issue d'un périple d'une semaine à travers les principales métropoles du Canada où ils ont animé conférences et débats, et rencontré des personnalités politiques, universitaires, étudiants et leaders d'ONG, originaires du Maroc.
Evaluant les réactions de leurs auditoires à Montréal, Toronto et Québec, dans un entretien à l'agence MAP lors de leur passage à Québec, les deux conférenciers disent qu'il y a « un besoin considérable de communication du fait que nous avons constaté partout que les gens étaient sensibles à ce qui se passe au Maroc mais qu'ils n'avaient pas une idée claire de ce qui s'y passe ».
Restant fidèle à la « démarche interrogatrice, basée sur l'autocritique et l'interpellation » qu'il a décrite dans ses conférences comme étant la démarche dominante du rapport du cinquantenaire sur le développement humain, le professeur Berdouzi estime que le Maroc confronte un « déficit d'information » quant à informer sur sa nouvelle dynamique.
« Durant ces rencontres, nous avons trouvé de l'enthousiasme insuffisamment informé et du scepticisme insuffisamment informé. Dans les deux cas, il y a un déficit d'information, c'est-à-dire que les supports potentiels du Maroc sont insuffisamment informés pour l'appuyer efficacement, et les sceptiques du fait qu'ils sont insuffisamment informés continuent à semer leur scepticisme. C'est de ce cercle-là que nous devons sortir ».
Rejoignant son compagnon dans ce périple, le poète Salah El Ouadie, qui dit avoir testé en Italie comme au Canada, « la complémentarité conséquente entre la diplomatie officielle et une diplomatie citoyenne », M. Berdouzi considère que l'enjeu majeur du Maroc actuel, qui est de réaliser une « mise en confiance », nécessite de « nouveaux canaux de communication ».
Et d'expliquer : « un pays qui a un certain nombre de déficits sociaux et en droits humains, pendant une certaine période, un pays qui a aussi plusieurs milieux qui le dénigrent, il lui est difficile de faire passer des messages par des canaux officiels, quels qu'ils soient. Ce n'est pas seulement un problème de défectuosité de tel ou tel appareil.
C'est un problème de mise en confiance. Et la mise en confiance passe par de nouveaux canaux de communication, pas opposés à l'appareil diplomatique, mais complémentaires ».
L'audace de se regarder en face donne confiance
M. Berdouzi insiste sur la nécessité « absolue » d'avoir « des interlocuteurs de type universitaire, de type militant des droits de l'Homme, car il faut multiplier les voix pour qu'il y ait des femmes, des hommes qui ont milité, qui ont un passé, une vision d'avenir, qui sont aussi autonomes et peuvent communiquer avec beaucoup de coudées franches, si nous voulons rétablir cette confiance et cette communication à deux sens et non pas une communication à sens unique ».
Cette « communication qui crée une interaction, seule capable de générer de la confiance et de l'espoir » est particulièrement attendue par les Marocains vivant à l'étranger, note de son côté Salah El Ouadie.
Car, dit-il, « une démarche basée sur l'esprit critique, sur le courage de se regarder en face, sur l'audace d'aller vers l'avenir ensemble, cette démarche avec les valeurs qu'elles sous-tend, reflète et donne aux Marocains que nous avons rencontrés partout au Canada et ailleurs, une image absolument différente de celle qu'ils avaient par le passé et qui les confinait dans un rôle second partout où ils étaient ».
« Maintenant, leur présence (...) a une valeur positive basée sur la fierté de découvrir qu'ils font partie désormais d'une dynamique positive, qui nous incite tous d'aller vers l'avenir, n'ayant aucunement peur de se remettre en question, et de nous mobiliser ensemble sur des bases saines, sur des bases de démocratie, de respect de l'Autre, et donc de construction ».
« J'ai rencontré le même engouement partout », relève encore Salah El Ouadie, en rappelant son passage en Italie où il avait intervenu devant des publics d'immigrés marocains, d'universitaires et d'hommes d'affaires.
« Partout on a l'impression de redécouvrir un autre Maroc, une autre dimension dans la démarche qui est celle du Maroc d'aujourd'hui et spécialement dans les deux rapports, de l'IER et du cinquantenaire. Une démarche critique mais en même temps confiante en l'avenir », a-t-il dit.
« Du point de vue pratique, poursuit de son côté le professeur Berdouzi, j'ai été touché de voir dans les yeux des jeunes canado-marocains rencontrés à Montréal, à Toronto et à Québec, des lueurs d'espoir et de fierté de voir leur pays venir à eux, sans langue de bois, avec un langage ouvert, avec une réévaluation de tout ce qui a été fait, sans défaitisme et avec la volonté d'aller de l'avant.
Qu'est-ce qu'il y a à faire est la question qui a été posée maintes fois. Et ce qu'il y a à faire est énorme ». « On peut considérer, ajoute-t-il, que l'institution d'un Conseil supérieur de la Communauté marocaine à l'étranger peut être un moment important dans l'établissement de ce lien organique recherché entre les membres de la diaspora et leurs congénères au pays, tout comme la participation aux élections prévues pour 2007.
A condition, toutefois, que cela ne se sclérose pas dans une démarche institutionnelle sans vie réelle ».
« C'est pourquoi la diplomatie non officielle est très importante parce que les gens ont l'occasion de discuter, de critiquer et de suggérer, et non pas comme dans la diplomatie purement officielle, où un discours est transmis et il y a une négociation.
Ce qui est légitime, car cette diplomatie-là, la diplomatie officielle, est indispensable. Mais on doit espérer qu'elle soit appuyée par une diplomatie citoyenne et que toutes les deux se complètent au lieu de rester dispersées ».
Initiative d'ONG relayée par les canaux officiels
Pour preuve de cette complémentarité, les deux émissaires des deux importants rapports, qualifiés « d'audacieux » par le Canadien Jean-Louis Roy, président de « Droits et Démocratie », ont en effet partagé la tribune des conférences animées à Montréal et à Québec avec l'ambassadeur du Maroc à Ottawa, Mohammed Tangi.
Pour Salah El Ouadie, « il faut relever et mettre en relief le fait que cette tournée d'explication des deux rapports a été organisée à l'initiative de Marocains établis au Canada, avec une efficiente coordination et une complémentarité conséquente entre ce que j'appelle la diplomatie officielle et la diplomatie citoyenne ».
Il est à noter que l'initiative de la tournée canadienne des deux conférenciers revient au Groupe Atlasmédias, des bénévoles d'origine marocaine qui se donnent pour mission d'informer la communauté via trois supports : une émission radio hebdomadaire, « La voix des Marocains à Montréal », une publication mensuelle, « Atlas.Mtl » et un site web, www.atlasmedias.com, régulièrement mis à jour.
Cette initiative a été également appuyée par l'Association marocaine de Toronto dont les membres ont pris en charge l'organisation dans la « ville Reine » d'une série de rencontres avec des élus, des politiciens, des militants des droits humains, des leaders des communautés arabes établis dans la province de l'Ontario, ainsi que d'une conférence publique tenue à l'Université York, alors que la conférence donnée mercredi à l'université Laval à Québec a eu lieu avec la collaboration de l'Association Solidarité Canada-Maroc.
Le Matin: 27.03.2006
Salah El Ouadie : «Les auditions ont été l'occasion de mesurer la capacité de tous à pardonner»
Rencontre à Montréal sur «Le Maroc nouveau et les Marocains du monde»
«La rupture» du Maroc avec les violations passées des droits de l'Homme s'est faite «dans la continuité» du régime monarchique, qui a de lui même «choisi d'emprunter cette voie», a affirmé Salah El Ouadie, soulignant que c'est « l'avènement de S.M. le Roi Mohammed VI qui a ouvert l'horizon du possible » dans ce domaine.
Intervenant lors d'une rencontre, organisée samedi à Montréal par Le groupe Atlasmédias sur le thème : « Le Maroc nouveau et les Marocains du monde », Salah El Ouadie a rappelé que les pays ayant vécu des expériences similaires «ont tous connu auparavant des changements de régime. C'est à chaque fois le nouveau régime qui mettait sur pied de telles commissions», a-t-il dit, rappelant notamment les exemples de l'Afrique du Sud et de l'Argentine.
«Le cas marocain est particulier et peut-être unique, puisque c'est le même régime, monarchique, qui a choisi d'emprunter cette voie», a souligné M. El Ouadie, coauteur du rapport de l'Instance équité et réconciliation (IER). Le travail fourni, en deux années, par l'IER « a été titanesque, car jamais période soumise à une commission vérité n'a été aussi longue » (1956 à 1999), a ajouté l'orateur, rappelant les faits révélés, les recommandations formulées, les colloques et forums organisés ainsi que les audiences publiques retransmises par l'image et le son.
Cela «a surpris plus d'un ( ) Mais, au-delà de tout, le plus important est que le Maroc n'a plus peur de son passé », a ajouté M. El Ouadie qui a rappelé qu' « il y avait les séquelles profondes d'une politique du tout sécuritaire pendant des décennies, séquelles que l'alternance en 1998 a eu du mal à effacer.
Et il y avait, a-t-il dit, une donne tout à fait nouvelle : une volonté claire et déterminée à la tête de l'Etat, volonté qui a surpris tout le monde». «Il fallait donc, au-delà de la vérité à établir et des réparations à assurer, revisiter publiquement notre histoire douloureuse et donner d'abord la parole aux victimes. Ce fut le premier des défis relevés par l'Instance et assurément l'occasion de faire entendre la voix de ceux qui n'en ont jamais eu».
« L'histoire de notre pays gardera les deux premières auditions comme un tournant décisif. Mais le plus important dans ces auditions était l'occasion de mesurer, à travers les témoignages des victimes, le degré et la capacité de nous tous d'aller définitivement de l'avant, à pardonner et à redécouvrir la notion d'avenir commun», a dit M. El Ouadie. «La retenue des victimes, consistant à ne pas nommer leurs tortionnaires, a-t-il poursuivi, est d'une grande valeur morale, exemplaire de grandeur d'âme et de dignité. Ses enseignements n'ont pas fini de féconder l'imaginaire collectif des Marocains».
Rappelant la méthodologie suivie dans l'élaboration du rapport sur le développement humain, M. Berdouzi a indiqué que de nombreuses compétences nationales venues de divers horizons et réparties en plusieurs groupes thématiques, ont contribué à ce rapport qui jette la lumière, en toute franchise et sans complaisance aucune, sur les problèmes et les handicaps auxquels se heurte le pays, mais note toutefois que malgré les lacunes, les réalisations accomplies durant les 50 dernières années ne sont pas négligeables.
Parmi ces réalisations, il a cité notamment la politique des barrages qui a permis au Maroc de se préserver du manque d'eau en dépit de cycles répétés de sécheresse. Evoquant les lacunes de développement, M. Berdouzi a indiqué que le Royaume se trouve toujours confronté à des problèmes en matière d'éducation, de santé, soulignant l'importance de la lutte contre la pauvreté en milieu rural notamment et la lutte contre l'analphabétisme et le chômage.
L'autre volet, ayant pour thème « Marocains du monde: Comment peut-on être Maroco-canadiens ? », a porté sur la prédisposition des membres des communautés culturelles arabo-musulmanes à concilier leurs double appartenance culturelle et citoyenne, en partant de l'exemple des originaires du Maroc.
Ce thème de la rencontre a été abordé par plusieurs enseignants chercheurs venus des universités montréalaises, de Sherbrooke et de Québec, dont le Pr David Bensoussan, professeur à l'Ecole supérieure de gestion et président de la Communauté sépharade du Québec, et M. Jean Louis Roy, président de droits et démocratie au Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, ancien directeur général de l'ACCT (actuellement Agence internationale de la Francophonie) et ancien directeur du journal « Le Devoir».
Cette rencontre, la première d'une série de rencontres qu'organise au Canada le Groupe Atlasmedia, s'est déroulée en présence également de la consule générale du Royaume à Montréal, Souriya Ottmani, du consul général d'Algérie, Abdelaziz Sbaa, de Denis Codèrre, ancien ministre fédéral de l'Immigration, député de Montréal, de Victor Manuel Henriquez, conseiller politique principal de la ministre de l'Immigration et des communautés culturelles du Québec, de plusieurs responsables des administrations municipale, provinciale et fédérale ainsi que de plusieurs universitaires canadiens et amis du Maroc.
Ont participé également à cette rencontre un grand nombre de Marocains établis au Canada, et particulièrement à Montréal, dont plusieurs ont témoigné de leur fierté d'être Marocains et de leur disposition à apporter leur pierre à l'édifice de ce « Maroc nouveau » dont ils ont eu l'occasion de débattre notamment avec MM. El Ouadie et Berdouzi, invités par Atlasmedia pour animer une série de conférences au Canada sur « le Maroc nouveau, un modèle attractif».
Cette rencontre a été précédée d'une autre, tenue le même jour dans les locaux du siège montréalais d'Alternatives au cours de laquelle MM. El Ouadie et Berdouzi, ont apporté un éclairage sur le travail accompli dans le cadre du rapport de l'IER et de l'étude sur le développement humain.
Créé en janvier 2002, Atlasmedias est un groupe de vecteurs de communication s'adressant d'abord à la nombreuse communauté marocaine, estimée à quelque 100.000 personnes, établie au Canada et particulièrement à Montréal, à travers une émission-radio diffusée tous les dimanches de 18h à 19h (heure locale), un site Internet et un journal « Atlas. Mtl », paraissant mensuellement en quelque 10.000 exemplaires.
Cliquer ici pour écouter l'enregistrement de l'émission Radio du dimanche
26 Mars 2006
Sujet: La
conférence du 24 Mars sur IER et RDH

Rencontre
«Marocains
du monde
Comment
peut-on être maroco-canadiens ?»
«Le
sujet est de taille, il est nouveau
et
la réflexion ne fait que commencer »
À
l’invitation du Groupe Atlasmédias, plusieurs dizaines de
personnes se sont réunies le 24 mars écoulés dans un grand
hôtel de Montréal afin de participer à un débat sur le thème
«Marocains du monde ; comment peut-on être
maroco-canadien». On a noté dans l’assistance la présence
de nombreuses personnalités politiques et universitaires,
plusieurs représentants des médias nationaux et
communautaires ainsi que des membres de la communauté
marocaine venus renouer avec leur origines.
Cette
affluence, assez peu habituelle en quantité et en qualité
surtout, tient au fait que la rencontre recherchait la réponse
à une série de questions sur la capacité des originaires du
Maroc résidant à l’étranger à participer à la fois, à
la vie de la société dans laquelle ils vivent et à celle du
pays de leurs racines.
A
la demande des organisateurs de la rencontre, l’ambassadeur
de Sa Majesté le Roi du Maroc à Ottawa, M. Mohamed Tanji a
prononcé une allocution de laquelle il est essentiellement
ressorti que l’évolution de la nature et de la forme des
migrations humaine serait sans doute à l’avenir
l’expression la plus fructueuse de la mondialisation
notamment lorsque ces migrations relient, par les flux
humains, des pays comme le Canada et le Maroc où des avancées
essentielles, en matière de droits de la personne –
civiques, sociales et économiques – sont actuellement en
cours.
Puis,
en introduction à la rencontre et pour situer le débats, six
interventions ont été présentées.
Les maroco-canadiens
Tout d’abord MM. Victor Henriquez
conseiller politique de Mme Lise Thériault ministre québécoise
de l’immigration et des Communautés Culturelle, Jean Plante
chef du Département des fondements et pratiques en éducation
de l’université de Laval-Québec et David Bensoussan
professeur à l’école supérieure de gestion et président
de la Communauté Séfarade du Québec ; ont présenté
des réflexions sur les spécificités de la société québécoise
et de la communauté marocaine du Québec.
D’intéressantes
observations sur le modèle migratoire québécois ont ainsi
été formulées ouvrant la voie à un débat de près d’une
heure, non exempt de passion par moment, sur l’intégration
des maroco-canadiens et sur leur capacité à assumer les
obligations nées de leur double appartenance avec, une
intervention notable dans la discussion de M. Denis Coderre, député
fédéral et ancien ministre de l’immigration et de la
Citoyenneté.
Le modèle marocain
L’intérêt du thème a fait que
c’est avec près de trente minutes de retard sur l’horaire
prévu que le second volet de la rencontre a été abordé.
Pour parler des évolutions en cours au Maroc aux plans
institutionnel et social, ce sont MM. Salah Eddine El Ouadie
et Mohamed Berdouzi que le Groupe Atlasmédias a invité.
Militants et universitaires, les deux orateurs qui ont
souffert tout au long des années de plomb, figurent
aujourd’hui parmi les grands acteurs du changement au Maroc.
Le premier est en effet l’un des signataires du rapport de
l’Instance Équité et Réconciliation, document essentiel
dans la réalisation d’un devoir de mémoire qui réconciliera
les marocains – où qu’ils vivent – avec le pays de
leurs origines puisqu’il permet aujourd’hui non seulement
de faire toute la lumière sur les exactions qui se sont
produites durant les cinquante premières années d’indépendance
du pays mais également de préconiser des mesures et réformes
empêchant toute réédition des pratiques répressives.
Le
second orateur, également membre de l’IER est l’un des 75
auteurs du Rapport sur le Développement Humain qui fait le
point sur les réussite et les ratés du processus de développement
économique et social du Maroc au cours des cinquante dernières
années, et qui également propose une série de démarches grâce
auxquelles le Maroc pourra, à l’horizon 2025, avoir éliminé
les principales causes de pauvreté et d’exclusion qui
entravent aujourd’hui sa marche au développement.
Là
encore, l’assistance se montrera avide de débat et
d’information, puisque le jeu des questions réponses
prendra plus d’une heure avant que d’autorité, le modérateur
de la rencontre n’invite M. Jean Louis Roy, président de
Droits et Démocratie, a faire la synthèse de la journée.
«Permettez
moi de relever combien ce sont opposé dans nos discussion la
frilosité du Québec et la franchise du Maroc sur les sujets
débattus. Dans ces conditions, faire une synthèse n’est
pas chose aisée ; et c’est normal : le sujet est
de taille, il est nouveau et la réflexion ne fait que
commencer » a conclu M. Roy.
La
réflexion continue en effet, puisque des rencontres sur le même
thème ont lieu, les 27 et 28 mars à Toronto ;
elle se poursuivra le 29 mars à l’université de
Laval à Québec.
La
rencontre de Montréal avait d’ailleurs elle même était précédé
d’une manifestation similaire à Montréal au siège de la
section canadienne de l’association Alternatives.
Source: Atlas Media
Le Maroc nouveau et les «Marocains du monde»
Trois conférences au Canada sur le rapport de l’IER et le rapport du cinquantenaire sur le Développement Humain
Le groupe Atlasmédias organise le vendredi 24 mars à Montréal une rencontre -débat sous le thème
«Marocains du monde ; Comment peut-on être maroco - canadiens ?».Sous cet angle deux grands sujets seront examinés.
Comment peut-on être «Marocains du monde» ? Le premier consistera en un début de réflexion sur un sujet rarement abordé dans les recherches sur l’intégration, à savoir la prédisposition, à travers l’exemple des originaires du Maroc, des membres des communautés culturelles arabo-musulmanes à concilier leurs doubles appartenances culturelle et citoyenne. En d’autres termes, un habitant de Montréal venu du Maroc par exemple, se sent-il plus canadien que Marocain ou l’inverse? ce sentiment d’appartenance peut-il constituer un frein endogène à l’intégration dans la société d’accueil ? peut-il provoquer un rejet des membres de la communauté – déjà «pénalisés» des suites des événements u 11 septembre 2001 – par les membres des autres groupes
éthnoculturels avec lesquels ils cohabitent ? si oui, que faire ?Plusieurs enseignants chercheurs venus des universités montréalaises, de Sherbrooke et de Québec, dont
le PR David Bensoussan, lanceront la réflexion et débattront ensuite avec l’assistance.
Le Maroc nouveau Le second sujet qui sera abordé porte sur le pays d’origine. Le Maroc, on le sait, aborde une phase de son histoire marquée par une «révolution tranquille» dont la marque essentielle est la redéfinition de la citoyenneté, du rôle du citoyen dans le processus de développement et de la participation de ce nouveau citoyen à l’effort de construction nationale autant qu’aux fruits du développement escompté, dans la liberté et la démocratie. Des initiatives avant-gardistes jalonnent et balisent cette démarche. Avec la mise à niveau du cadre juridique définissant la citoyenneté ( lois relatives au statut personnel, à la presse et l’opinion, à la nationalité, projet portant sur la participation à la vie publique etc.), le travail accompli par l’Instance Équité et Réconciliation y compris les mesures institutionnelles proposées et le Rapport sur le Développement Humain jumelé à
l’Initiative Nationale de Développement Humain, se trouve constitué un Projet de société qui ne peut que mobiliser les
Marocains. Ce Projet de société est innovant en ce sens qu’il allie pour la première fois deux concepts faisant partie des nouvelles définitions internationales des Droits de la Personne humaine : les droits civiques et les droits socio-économiques. Si en effet des précédents de Droits de mémoire ont été établis en Afrique du Sud et au Chili, les droits sur le futur mis en avant au Maroc sont sans exemple. De surcroît, l’initiative marocaine est marquée par le refus de toute exclusion et par l’ouverture sur le monde qui se traduit notamment par l’acceptation de la double citoyenneté et la porte ouverte devant les double nationaux et leurs apports, notamment non matériels, à la vie du pays d’origine. Ces développements rétablissent l’attractivité du Maroc et peuvent, en conséquence, exercer un effet certain sur la capacité de rétention des immigrants par la société
d’accueil. Faut-il se résoudre à les laisser partir ou convient-il plutôt d’emprunter la voie ouverte par le nouveau modèle marocain qui, à court terme peut imposer une nouvelle conception des migrations humaines basée non plus sur la migration-sédentarisation mais sur la migration-mobilité et les doubles-appartenances nationales, fructueuses et productives autant pour la société d’origine que pour la société d’accueil ?La réflexion sera introduite par deux universitaires marocains spécialement invités par le Groupe Atlasmédias. Il s’agit des
professeurs Salah Eddine El Ouadie et Mohamed Berdouzi (voir biographies jointes).La synthèse de la rencontre sera faite par M. Jean Louis Roy, Président de Droits et Démocratie Centre International des Droits de la Personne et du Développement Démocratique, ancien Directeur Général de l’ACCT (actuellement Agence Internationale de la Francophonie) et ancien directeur du journal Le Devoir.
Après Montréal, Toronto et Québec Après Montréal, les invités du Groupe Atlasmédias, MM. El Ouadie et
Berdouzi, se rendront à
Toronto (Ontario) ou une conférence sera organisée en collaboration avec l’Association Marocaine de
Toronto le 27 mars ; il seront les hôtes de l’Université de Laval à
Québec le 29 mars pour une troisième conférence organisée en partenariat avec l’Association de Solidarité Canada Maroc et le Département des fondements et pratiques en éducation de l’Université.
En marge de leur participation aux trois conférences et tout au long de leur séjour, MM. El Ouadie et Berdouzi tiendront des rencontres avec différentes personnalités politiques, universitaires et associatives canadienne intervenant dans les domaines des droits de la Personne et du développement.
Les conférenciers invités:
M. Salah El Ouadie, titulaire d’une licence en philosophie de la Faculté des lettres de Rabat en 1982 et d’un diplôme d’études approfondies en sciences politiques (Montpellier),est professeur à l’Institut des Hautes études de management de Casablanca depuis 1996. Membre fondateur et ex vice-président du « Forum Vérité et Justice » et membre fondateur de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme
(OMDH), il est également membre de la Haute Autorité de la Communication Audio-visuelle. M. El Ouadie est également président de l’association "Cité Solidaire" (Casablanca).Il est l’auteur de "Al
Ariss" (le marié, 1998), premier ouvrage paru au Maroc à traiter de la condition carcérale des détenus politiques.
Cosignataire du Rapport de l’Instance Équité et Réconciliation M. El Ouadie a publié plusieurs recueils et poèmes et a animé l’émission "Moment de poésie" sur la chaîne de télévision "2M". Il est
M. Mohamed Berdouzi , titulaire d’un doctorat d’État en droit public et en sciences politiques, professeur à l’Université Hassan II, est consultant dans les domaines de la formation, des politiques publiques et des stratégies de développement
institutionnel. Membre du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) et membre de l’Association Maroc 2020, M. Berdouzi est ancien conseiller auprès des ministères des Travaux publics, de l’Agriculture, de la mise en valeur agricole et de la formation
professionnelle. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé "Rénover l’enseignement : de la charte aux actes". Il est également co-signataire du Rapport sur le Développement Humain
Programme de la conférence
14 h 30 : Mot de bienvenue du Groupe Atlasmédias
14 h 35 : Allocution de Monsieur l’Ambassadeur du Royaume du Maroc
Premier thème : les Marocains du Monde
14 h 45 : Intervention du Ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles ( Maryse Alcindor Sous Ministre aux CC ou JC Delorme Delorme Directeur des Relations Interculturelles)
15 h 00 : Intervention d’un enseignants chercheur de l’université de Laval
15 h 15 : Intervention de M. David Bensoussan.
15 h 30 : Débat
Second thème : le Maroc Nouveau, un modèle attractif
16 h 00 : Intervention de M. El Ouadie sur le Rapport de l’IER et ses implications
16 h 20 : Intervention de M. Berdouzi sur le Rapport sur le Développement Humain
16 h 40 : Débat
17 h 40 : Synthèse de la rencontre présentée par M. Jean Louis Roy
18 h 00 : Clôture de la rencontre

LE MATIN : 23.01.2006
Denis Coderre : «C'est un gage exceptionnel pour le peuple marocain dans les années à venir»
Denis Coderre, ex-ministre fédéral de l'immigration au Canada, a salué samedi les efforts inlassables de S.M. le Roi Mohammed VI en faveur du renforcement de la démocratie et du développement humain au Maroc.
«L'action menée par le Souverain est "une inspiration non seulement pour les jeunes, mais qui sécurise également les acquis au niveau des aînés dans le respect des traditions», estime M. Coderre.
«C'est un gage exceptionnel pour le peuple marocain dans les années à venir» , ajoute-t-il dans une déclaration recueillie par le Groupe Atlas Médias pour la télévision marocaine.
Réagissant à la publication sur Hautes instructions du Souverain, des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) et de l'étude sur le bilan des 50 dernières années et les perspectives d'avenir du développement humain au Maroc, Denis Coderre, «félicite le Maroc d'avoir pris l'initiative de parler des droits de la personne, des droits humains, et des droits économiques (..). C'est de bonne augure, et c'est extrêmement positif» , dit-il.
M. Coderre, qui est en campagne électorale pour les législatives du 23 courant et dont la formation politique, le Parti libéral du Canada, brigue un 5e mandat consécutif, se présente dans un comté à forte concentration de communautés culturelles, dont nombre d'originaires du Maroc et du Maghreb.
Pour sa part, Bernard Patry, député libéral qui préside actuellement l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, qualifie la publication des recommandations de l'IER et du Rapport sur le développement humain «d'initiatives majeures» .
«Je salue Sa Majesté le Roi Mohammed VI parce que c'est vraiment aller de l'avant avec les droits de la personne et des droits économiques», dit-il avant de souligner que dans le discours prononcé par le Souverain le 6 janvier dernier, «on peut percevoir vraiment une volonté d'aller de l'avant dans cette réconciliation telle qu'elle a été annoncée«. Et d'ajouter que «c'est un atout majeur pour le Maroc et pour son avenir dans la bonne direction».
A rappeler que c'est sous la présidence de M. Patry que le comité permanent des affaires étrangères de la Chambre des communes d'Ottawa, avait élaboré en 2004 un important rapport sur «les relations du Canada avec les pays du monde musulman» . Dans la partie consacrée au Royaume, ce Comité reconnaissait notamment que «la façon dont le Maroc relève ses propres défis pourrait servir d'exemple aux autres Etats arabes».
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