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LE MIROIR DES ÂMES
Les quatre semaines que résume ce numéro de Atlas.Mtl ont été riches en activités, mais
également en réactions diverses à l’actualité communautaire et, surtout, en émotions de toutes
sortes et de tous ordres. ![]() Abdelghani Dades Affronter nos démons Si notre interlocuteur à encore un doute sur la démarche, consistant à affronter nous-mêmes nos propres démons au lieu de laisser les autres le faire à notre place et à leur manière, ses doutes seront certainement levés par les réactions discutables de ceux qui n’ont pas aimé que le Groupe Atlasmédias prenne l’initiative d’organiser une conférence sur «Marocains du monde; comment peut-on être maroco-canadiens ?» à travers laquelle nous visions à identifier les spécificités de notre identité et mettre en valeur les apports, effectifs et potentiels réalisables, de notre communauté et de l’immigration en général, à la société d’accueil. Il y en a qui ont trouvé «incongru» qu’on les invite à participer à la réflexion; je m’interroge encore sur le sens à accorder à l’«incongruité» invoquée; je ne gloserai pas là dessus d’ailleurs, tant serait vaine une discussion sur le sujet. Cela ressemblerait trop à une polémique qui, de tous les genres journalistiques est le plus facile et le plus méprisable. En revanche, il est du droit de nos lecteurs de savoir que depuis lors, tous ceux qui participent de près ou de loin à la vie du Groupe Atlasmédias sont harcelés d’appels téléphoniques menaçants par un olibrius autoproclamé journaliste. Je ne le nommerais point, pour ne pas souiller vos yeux, les colonnes de ce journal ou la mémoire de mon ordinateur. Petits calculs et calomnie Le même triste sire bombarde également nos annonceurs, nos lecteurs, nos amis et nos familles de messages électroniques haineux, orduriers et diffamatoires; sa dernières trouvaille serait une dénonciation –infondée et calomnieuse – des animateurs du Groupe à Revenu Québec. En voilà assez pour me remettre Boileau en mémoire lorsqu’il affirmait «les miroirs ont été créé pour refléter les visages, mais on n’a rien créé pour refléter les âmes». Il est vrai que Boileau vivait à une époque ou la chose écrite revêtait une sorte de sacralité, n’était utilisé qu’aux nobles fins de transmettre le savoir. Aujourd’hui vulgarisée, elle est l’objet de bien des mésusages, mais on y gagne puisque l’écrit, parfois, sert, au moins, à refléter les âmes… De telles mesquineries ne remettent cependant nullement en cause notre détermination; nous sommes décidés à continuer d’aller de l’avant. Peu nous chaut en effet que des aboiements accompagnent notre marche, nous marchons et vous livrons notre carnet de route en page 4 du journal Atlas.Mtl du 15 avril 2006. Abdelghani dades Groupe Atlasmedias | |||