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Vues d’Afrique 2017. La Main de Fadma; La mère protectrice…

Fadma's-HandLe 33e Festival International de cinéma Vues d’Afrique qui se tient du 14 au 23 avril 17 met le Maroc à l’honneur en partenariat avec le Centre culturel marocain à Montréal Dar Al Maghrib ainsi que la Royale Air Maroc.

À cette occasion, près d’une dizaine de courts et longs métrages marocains sont parmi la sélection officielle de ce rendez-vous du cinéma qui présente cette année plus d’une centaine de films.

En effet, lors de la soirée d’ouverture du festival qui s’est déroulée vendredi dernier à la Cinémathèque Québécoise, le public pouvait découvrir en avant-première le dernier long-métrage de Ahmed El Maanouni « La main de Fadma ».

Le film dont la sortie nationale au Maroc est programmée pour le 26 avril prochain a déjà remporté le prix de la réalisation du festival de Tanger.

Présent lors de la soirée, le producteur du film Monsieur Abdelfattah Arrom, confiait que le long-métrage est déjà sélectionné dans plusieurs festivals en Algérie, en Tunisie et au Maroc : Nous prévoyons une sortie européenne et probablement une sortie canadienne dans les mois à venir. Nous avons pris le temps d’écrire l’histoire parce que ce n’est pas facile de faire un scénario qui tient. Nous avons pris le temps pour le tournage et pour le montage. Il faut savoir que c’est mon premier long métrage marocain. Nous avons donc pris le temps pour faire de l’art et du cinéma ».

Le réalisateur du film Ahmed El Maanouni était aussi présent à la projection du film. Le cinéaste qui a déjà reçu de nombreux prix pour ses réalisations confiait qu’il est important pour un film d’être présent partout : « La visibilité du cinéma marocain et notre culture sont capitales pour deux raisons : La première pour favoriser l’échange avec les autres…on apporte quelque chose à échanger. La deuxième pour que nous-mêmes soyons en adéquation avec notre culture et ouverts aux autres…c’est d’une importance capitale et il faut augmenter notre présence et être là. Nous avons beaucoup de films, beaucoup de créateurs et beaucoup de talents…il faut qu’ils soient connus et qu’ils soient partagés ».

L’histoire de Fadma

Fadma (Fadila Benmoussa), travaille en tant que guide touristique à Marrakech. Elle qui a élevé seule ses deux enfants après le décès de son mari est torturée par des cauchemars qui la réveillent la nuit. Son fils Karim (Ouaabad Eko) vit avec elle au Maroc, alors que son aîné Ahmed (Hicham Bahloul) est installé en France. Fadma se rend en France pour avoir de ses nouvelles et passe un séjour auprès de sa bru (Boutaina El Fekkak) et de sa petite-fille Julie-Aïcha (Ines Arrom). L’acteur français Bernard Farcy (Taxi) fait aussi partie de la distribution dans cette histoire qui aborde la délocalisation, l’actualité et les problèmes générationnels entre Fadma, ses fils et sa petite-fille.

La différence culturelle entre le Maroc et la France en particulier est abordée de manière drôle comme le confiait Ahmed El Maanouni : « Le sujet de Fadma est important et sérieux, car il porte sur la transmission de l’identité. J’ai voulu le traiter de façon légère un peu à la comédie populaire…une comédie familiale…parce que je suis persuadé que l’on peut transmettre des choses sérieuses sur un ton léger ».

Autour du film

Le film qui a pris cinq ans pour aboutir entre le moment de l’écriture du scénario et de la réalisation constitue donc un défi supplémentaire pour Ahmed El Maanouni qui a orchestré une cinquantaine de collaborateurs, de techniciens artistiques pour finaliser le film : « Un film c’est beaucoup d’argent, c’est de la logistique, de la technologie qui coute cher, mais en même temps c’est aussi de vouloir garder l’âme de ce que l’on veut transmettre au public. Ce qui importe c’est d’émouvoir les spectateurs et de les faire rire ».

Le titre « La main de Fadma » qui a fait polémique, a conduit le réalisateur à changer le titre en « Fadma » afin d’éviter les références légendaires et la «folklorisation» du titre (Selon le site Le360). D’ailleurs monsieur El Maanouni  confiait avant la projection qu’au départ le titre a été choisi en tant que symbolique en référence à la main protectrice contre tous les malheurs du monde (khamsa). Pour le réalisateur : « Le personnage principal est une mère et la mère est protectrice. Elle protège l’enfant jusqu’à ce qu’il grandisse. Le personnage principal s’appelle d’ailleurs Fadma qui est aussi une femme active et qui travaille. C’est une femme qui a élevé seule ses enfants après la mort de son mari à la force du poignet ».

À noter qu’à l’occasion de son passage à Montréal, Monsieur El Maanouni en a profité pour rencontrer le public au Centre Culturel Marocain, au cours d’une projection d’un autre de ses films « Les Cœurs brûlés » (2007).

Par Réda Benkoula

 

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