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Festival Cinemania de Montréal. La part-belle au cinéma Maghrébin

Festival Cinemania de Montréal. La part-belle au cinéma MaghrébinLe cinéma Maghrébin est au programme du festival francophone de Cinemania de Montréal qui a lieu du 3 au 13 novembre prochain avec un choix audacieux du cinéma d’auteurs.

En effet, parmi l’éventail de la cinquantaine de films qui sont au menu on retrouve des coproductions Maghrébines de cette génération de cinéastes qui marquent par leur parcours les festivals, à l’image du réalisateur Algérien Rachid Bouchareb dont le film «Indigènes» avait été nominé aux Oscars en 2007, ou encore avec «Hors-la-loi» qui avait fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en France en 2010 en raison du regard qu’il avait posé sur les évènements du 8 mai 1945 pendant la colonisation de l’Algérie.

Toujours au fait de l’actualité, Rachid Bouchareb revient cette année en réalisant le téléfilm «La route d’Istanbul», qui aborde le phénomène de radicalisation des jeunes européens qui s’engagent dans la guerre en Syrie. Ce Road Movie Belge qui suit le parcours d’Elisabeth (Astrid Whettnall) une mère désespérée qui veut retrouver sa fille parti en Syrie. Le tournage de cette coproduction qui s’est déroulée entre Istanbul en Turquie, à Tlemcen en Algérie, ainsi qu’en Belgique, permet d’aborder cette fois-ci, même si c’est de manière succincte, le drame que vivent les parents avec le départ de leurs enfants vers des territoires en guerre.

Rachid Bouchareb produit aussi un autre long-métrage qui est au programme du festival Cinemania, à savoir le film «Chouf» qui est réalisé le Franco-Tunisien Karim Dridi. Chouf nous plonge cette fois-ci dans le milieu criminelle à Marseille avec toujours en toile de fond la problématique de l’intégration des jeunes issus de l’immigration en France.

Le film «Corps étranger» de la réalisatrice Tunisienne Raja Amari qui est aussi au programme, s’inspire un peu des changements politiques qui ont eu lieu en Tunisie pour aborder la question de l’exil vers la France à travers le cas de Samia qui a fui la Tunisie lors de la Révolution du jasmin, car elle craint des représailles après avoir divulgué des informations sur son frère militant. Le sujet est d’actualité et s’en ligne avec l’intérêt de la réalisatrice qui a signé en 2013 «Printemps tunisien».

Coté nouvelle vague, on retrouve cette génération de cinéastes qui sont d’origine Maghrébine certes, mais qui sont nés en France ou ailleurs en Europe, avec des parcours qui ne les cantonnent pas uniquement dans un seul registre, à l’image de Safy Nebbou qui signe avec le film «Dans les forêts de Sibérie» un long-métrage intimiste qui transporte aux environs des eaux gelées du lac Baïkal en Russie.

Le festival Cinemania signe encore une fois son originalité en proposant aux spectateurs de voir le film «Chocolat» qui est réalisé par Roschdy Zem. Reconnu pour son talent dans de nombreux films dont «36 Quai des Orfèvres, Indigènes, Hors-la-loi…», Roschdy Zem signe ainsi un deuxième biopic après celui d’«Omar m’a tuer».

Rafael de Leios connu sous le sobriquet nom de Chocolat en référence au célèbre duo comique de la fin du 19e siècle Footit et Chocolat est mis de l’avant à travers l’objectif de Roschdy Zem. Même si le film fait presque deux heures, on ne se rend pas compte du temps qui passe puisque chaque plan ce caméra compte avec un choix d’acteur qui rend grâce au personnage de Chocolat qui a fait rire le public durant la belle époque. Le rôle de Chocolat est interprété par Omar Sy que l’on a déjà vu dans le non moins célèbre film «Intouchables» et qui, depuis ses débuts à la télé sur la chaine Canal+ avec son complice Fred Testot, a parcouru bien du chemin puisque l’on a l’occasion de le voir dans le cinéma français et Hollywoodien.

Le coup de cœur et non des moindre du festival Cinemania sera sans nul doute «Good luck Algeria» de Farid Bentoumi. Comme le souligne le synopsis, cette histoire vraie est celle de Noureddine, frère du réalisateur Farid Bentoumi, qui a véritablement participé aux Jeux Olympiques d’hiver de Turin en 2006 au nom de l’Algérie. L’histoire est drôle et attachante à la fois avec comme toujours un message d’espoir et de positivité dans un monde où l’on a tendance à cultiver les différences.

Réda Benkoula (Atlas.Mtl 289)

 

Rubriques : Actualités, Cinéma
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