Commentaires fermés sur Entretien avec M. Belkacem Amarouche, député des Algériens du Canada à l’Assemblée Nationale. «Il reste un gros travail à mener autour de la Citoyenneté et des Libertés»

Entretien avec M. Belkacem Amarouche, député des Algériens du Canada à l’Assemblée Nationale. «Il reste un gros travail à mener autour de la Citoyenneté et des Libertés»

Entretien avec M. Belkacem  Amirouche, député des Algériens du Canada à l'Assemblée Nationale.  «Il reste un gros travail à mener autour de la Citoyenneté et des Libertés»

M Belkacem Amirouche, député des Algériens du Canada à l’Assemblée Nationale et M Wahid Megherbi (Atlas.Mtl)

Bien que résident en Belgique, M. Amarouche entreprend régulièrement des tournées de prise de contact avec les électeurs de sa circonscription. À ce titre, il a récemment séjourné au Canada où il a donné plusieurs conférences et tenu de nombreuses réunions avec les membres de la communauté.

Wahid Megherbi l’a rencontré à la fin de son dernier séjour à Montréal; cette rencontre a donné lieu à l’entretien suivant.

Entretien réalisé par 

Wahid Megherbi

 

Wahid Megherbi : Quel rôle pourrait être celui des communautés algériennes résidents à l’étranger  dans le processus d’évolution politique et économique de l’Algérie ?

Belkacem Amarouche : La politique Algérienne en matière d’immigration n’a  jamais été claire, nette et honnête. Il faut retravailler cette vision concernant l’immigration. Celle-ci a joué un grand  rôle dans l’histoire du mouvement de libération national en Algérie.

Il faut savoir que c’est une poignée d’immigrants autour de Feu Messali Hadj et  de frères Marocains et Tunisiens, qui se sont unis en 1924, pour créer l’Étoile Nord-Africaine réclamant l’indépendance de l’Afrique du Nord. Aujourd’hui, la diaspora Algérienne peut donner un nouveau souffle à la démocratie en Algérie et provoquer un réveil des consciences des deux côtés de l’Océan Atlantique.

Quel est le rôle d’un député de l’étranger au parlement Algérien et quel est l’importance de cette représentation pour un ressortissant  expatrié ?

Il faut tout d’abord donner un sens au mandat de Député, donner un sens au mandat législatif. Il faut être quelqu’un qui fédère les énergies et être sur le terrain à l’écoute des citoyens. Le député  doit stimuler un réel réveil des consciences pour que la communauté, vivant en dehors de la métropole, puisse s’organiser et se prendre en charge. La diaspora doit devenir un partenaire incontournable dans la vie économique et politique du pays. Il faut donner un sens à la citoyenneté et au droit d’être.

Quel bilan dressez-vous de votre séjour au Canada ?

La communauté se sent délaissée par les pouvoirs publics Algériens. Elle se sent également mal à l’aise parce qu’il y a un manque d’intégration professionnelle au Québec bien qu’une majorité d’immigrants Algériens soient bardés de diplômes.

Le divorce représente un autre facteur de préoccupation car le nombre de divorces a augmenté parmi les couples Algériens. Toute cette problématique  doit être prise en compte dans un cadre bilatéral Algéro-Canadien dans le respect mutuel des lois du pays d’accueil.

Une des attentes de la communauté est l’ouverture d’un Centre culturel Algérien; y a-t-il un projet en ce sens ?

Avant d’aborder le sujet du centre culturel Algérien, il faut développer la solidarité dans  la communauté et encourager les liens de fraternité entre Algériens résidant au Canada. Il faut également mettre en place une culture de rencontre empreinte de pluralité. Il reste un gros travail à mener autour de la Citoyenneté et des Libertés.

Comment les citoyens pourraient-ils contribuer à faire que votre mandat soit assez fort et que votre voix puisse porter haut lors des débats au Parlement ?

Durant  mon séjour, j’ai rencontré une panoplie de personnes. Certains veulent investir  dans des projets en Algérie. J’ai également rencontré des chercheurs qui veulent  dispenser  des cours et donner des conférences dans les universités du pays.

Hélas, au pays, il y a de nombreuses réticences devant ces apports potentiellement utiles. C’est donc à nous, acteurs de la société civile, de mettre la table, ensemble, pour faire pression sur le pouvoir politique et  asseoir les bases d’une nouvelle Algérie prospère, l’Algérie  d’aujourd’hui  et  l’Algérie  de demain.

Les medias sociaux peuvent-ils contribuer à la réalisation de ce projet?

Les medias sociaux ont  ouvert  les esprits. Ils rapprochent les citoyens du monde.  Ils ont cassé des murs. Ils seront très efficaces de plus en plus efficaces dans le futur et ils constitueront ainsi un outil de plus en plus utile et un moyen de plus en plus puissant de changement.

Atlas.Mtl

 

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