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Élections Québec 2012 . La dernière ligne droite…

Quasiment au terme de la campagne électorale,  les trois principaux protagonistes – Jean Charest, Pauline Marois et François Legault – continuaient de se présenter dans des situations assurément diverses. Les 24 premiers jours  de la course aux voix n’avaient en effet pas suffi aux électeurs pour arrêter leur choix de façon définitive. Jean Charest et François Legault devaient encore absolument marquer des points, le premier pour stopper la glissade des libéraux et se donner un élan, le second pour franchir la marche, encore haute, qui le sépare du pouvoir. Pauline Marois, continuait à se comporter en gagnante de la consultation et suffisamment sereine pour que son objectif premier était de convaincre les électeurs de lui donner une majorité franche à l’Assemblée Nationale.

Mais tout ceci demeurait de l’ordre de l’hypothétique dans la mesure où les quatre débat des chefs, une première dans l’histoire du Québec, avaient donnés plusieurs gagnants laissant à chacun  de nombreuses occasions de se reprendre… ou de s’enfoncer.

De prime abord, on attendait beaucoup de Jean Charest auquel on prêtait l’avantage de l’expérience et du talent. «C’est le meilleur debater parmi les trois chefs, celui dont on attend qu’il porte les meilleurs coups, voire qu’il fasse un coup de circuit comme en 2003, quand il avait terrassé Bernard Landry, alors que le Parti québécois menait dans les sondages, en brandissant une déclaration toute fraîche de Jacques Parizeau, dont le chef péquiste, à son grand dam, ignorait la teneur» affirmait ainsi un certain nombre de journalistes. Fin tacticien, celui-ci à cependant rapidement cherché à diminuer les attentes. « Je sais que je serai la cible pendant les débats et que ça va être des tirs nourris », a-t-il dit. Dans son entourage, on soulignait par ailleurs «qu’un premier ministre qui sollicite un autre mandat remporte rarement un débat des chefs. Tout au plus espère-t-il un match nul».

De fait, s’il a pu s’appuyer sur son bilan quand il a été question des enjeux économiques, le chef libéral sa été manifestement sur la défensive lorsque les questions de la gouvernance, des politiques sociales, de la question nationale et de l’identité ont été abordées.

Les face-à-face

C’est donc sur les face-à-face que misait Jean Charest. Dans cet exercice, il se devait de garder la stature d’un premier ministre. Tâche difficile dans la mesure ou du fait de «l’usure du pouvoir», il était «facile de l’accuser de ne pas savoir nager s’il se mettait à marcher sur l’eau» comme le croient un certain nombre de journalistes.

À la surprise générale, Pauline Marois avait  fait un bon débat en 2008. Elle s’était avérée combative et lancé quelques flèches bien acérées à Jean Charest. La stratégie était différente cette fois-ci. Dans l’esprit qui caractérise sa présente campagne, la chef péquiste voulait surtout apparaître « positive et sereine ». Elle ne voulait surtout pas prendre de risques alors que son parti est en avance dans les sondages… « Elle n’a pas besoin de faire un coup de circuit. Il y a toujours un risque à faire ça».

Quant à François Legault, il a été le point de mire. C’est le seul chef des trois principaux partis qui n’a aucune expérience des débats dans une campagne électorale, ce qui n’a pas manqué d’attiser la curiosité de l’auditoire.

Tout ne s’est pas passé exactement comme le prévoyaient les pronostics et souhaits des chefs.

À l’exception de Françoise David, aucun chef n’a tiré avantage de ces débats.

Tout restait à faire sur la route, auprès des électeurs, en profitant d’un sursaut de l’actualité ou d’une erreur des adversaires.

La dernière ligne droite

Au 27 eme jour de la campagne, où en étions-nous? Dans l’incertitude toujours.

Ainsi, Pauline Marois commençait à montrer  des signes d’inquiétude, comme avait fait au cours des derniers jours son candidat Jean-François Lisée, devant la perspective que de nombreux souverainistes puissent voter pour Québec solidaire ou Option nationale, minant d’autant les chances du PQ de former un gouvernement, minoritaire ou  majoritaire, brandissant le spectre de perturbations sociales si les libéraux ou les caquistes sont élus.

Courtisant lui aussi les étudiants, Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, à commencé à courtiser les étudiants  ouvert une porte, se disant prêt à négocier la hausse de 1000 $ des droits de scolarité qu’il propose sur cinq ans. M. Legault, désormais flanqué de son épouse, Isabelle Brais, a aussi tenté de séduire une partie de l’électorat qui lui résiste encore: les femmes.

À Québec, le chef libéral Jean Charest a réagi aux pronostics de défaite que lui prédisent ses adversaires, notamment en  mettant en garde la population contre une volonté de changement pour le changement. Le chef libéral a voulu se faire rassembleur, en décochant une flèche à la chef péquiste Pauline Marois qui avait invité les souverainistes conservateurs à voter pour d’autres partis que le sien dimanche, avant de revenir sur ses paroles.M. Charest a insisté sur le fait qu’il voulait représenter tous les Québécois, souverainistes compris, invitant tout le monde à voter libéral.

Chose certaine, pour tous les partis, le temps est désormais compté, car le vote par anticipation a déjà commencé…

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