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Festival de rue en appui à Mohammad Mahjoub, détenu pendant 12 ans en vertu d’un certificat de sécurité

Mohammad Mahjoub

Le 26 juin est le 12e anniversaire de l’arrestation de Mohammad Mahjoub en vertu d’un certificat de sécurité. Il est aussi la journée internationale en soutien aux victimes de torture. Ce jour, des gens partout au Canada demandent la libération immédiate de M. Mahjoub et de deux autres hommes musulmans détenus en vertu de certificats de sécurité (Mahmoud Jaballah et Mohamed Harkat). Nous demandons aussi des excuses et la citoyenneté pour tous ceux qui ont été détenus en vertu de certificats de sécurité, dont le Montréalais Adil Charkaoui. Les fonctionnaires du gouvernement responsables d’abus dans ces cas doivent rendre des comptes.

Ici à Montréal, dans le contexte d’une crise sociale et des festivals d’été, nous organisons un « Dignité Fest » (musique, théâtre de rue et projection de film) pour célébrer les 12 années de résistance de M. Mahjoub à une répression intense, pour demander sa libération immédiate et pour rompre avec le faux calme de la « saison des festivals » de Montréal avec une réalité qui dérange.

Historique

Depuis le mois de mai, beaucoup de gens au Québec ont pris les rues pour dénoncer la menace à nos libertés représentée par la Loi 78. Mais si vous pensiez que la Loi 78 était répressive, lisez ceci…

Le 26 juin 2000, Mohammad Mahjoub a été arrêté dans une descente digne de Hollywood devant son lieu de travail à Toronto. Sous la tristement célèbre loi canadienne des « certificats de sécurité », il a passé les derniers douze ans en prison ou en détention à domicile. Il a subi des tabassages et des menaces, des insultes racistes, de la violence sexuelle, a été détenu en isolement durant de longues périodes, et s’est vu refuser l’accès aux soins médicaux. Il a mené plusieurs grèves de la faim pour attirer l’attention sur son sort. Transféré en détention à domicile, lui et toute sa famille ont été soumis à une surveillance et un contrôle constants. Jusqu’à ce jour, toute sa correspondance est lue, ses conversations téléphoniques écoutées et tous ses mouvements sont suivis par un bracelet GPS. Pourtant, il n’a jamais été accusé.

Les certificats de sécurité permettent au gouvernement de détenir indéfiniment et de déporter des gens sur la base de leur profil. Les tribunaux ont jugé que la présomption d’innocence ne s’applique pas dans ces cas. Des preuves secrètes sont présentées lors d’audiences secrètes ; ni les personnes détenues ni leurs avocat-e-s ne peuvent assister à ces audiences ni de voir ces preuves secrètes.

Le SCRS admet que la majeure partie de l’information utilisée contre M. Mahjoub a été obtenue de sources qui sont connues pour utiliser la torture. L’agence d’espions admet aussi qu’elle a détruit des preuves dans tous les cas de certificats de sécurité, dont celui de M. Mahjoub. Depuis des années, le SCRS a illégalement intercepté ses conversations téléphoniques avec ses avocat-e-s.

M. Mahjoub est père de deux enfants et ingénieur agricole. Il est aussi un survivant de la torture qui a fui le régime Moubarak en Égypte pour tenter de trouver la sécurité et la liberté au Canada.

Contact:
514 222 0205
justiceformahjoub@gmail.com

Source: 
Réseau Justice pour Mahjoub
WEB: supportmahjoub.org

 

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