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Eric Gerets dans l’expectative !

Eric Gerets

Conscient de l’énorme travail qui l’attend pour la construction d’une équipe nationale compétitive, Éric Gerets a repris du service. Ce lundi, il sera à Monaco pour s’entretenir avec Nacer Barazite, joueur de l’AS Monaco. Dans cet entretien accordé au Matin, le «lion de Rekem» analyse avec beaucoup de clairvoyance les raisons de l’élimination des Lions de l’Atlas au premier tour de la CAN et évoque surtout les futurs chantiers.

Le Matin : Quels sont les enseignements que vous avez tirés de la prestation des Lions de l’Atlas lors de la CAN-2012 ?

Éric Gerets : Nous avons manqué de confiance notamment lors de la 2e mi-temps face au Gabon. Nous avons joué avec la peur au ventre. Certains joueurs se cachaient et n’osaient pas demander le ballon. Tout cela a joué un grand rôle dans le résultat final. Ce sont des choses que nous allons de nouveau travailler. Nous devons aussi tenir compte du fait que notre jeu est purement technique. Nous allons donc essayer d’introduire un peu de physique en essayant de trouver des joueurs qui peuvent aller à la tâche. Il nous faut un meilleur mélange entre l’aspect technique et physique.

Vous vous apprêtez à faire une nouvelle tournée en Europe, quels sont les joueurs que vous allez suivre ?

Éric Gerets : J’ai contacté plusieurs joueurs par téléphone et j’ai essayé de les convaincre d’opter pour le Maroc, mais mes contacts n’ont pas eu le succès escompté. Il faut dire aussi que les joueurs que nous suivons se comptent sur le bout des doigts. En fait, nous avons 3 ou 4 joueurs qui pourraient éventuellement apporter un plus à la sélection nationale. Malheureusement, l’un des quatre n’a pas donné suite à notre sollicitation. C’est un peu dommage que ce joueur n’ait pas eu la gentillesse de me répondre au téléphone. Ce n’était pas correct de sa part. C’est un élément que nous allons oublier.     (LDA pense à Adam Maher)

Est-ce que vous faites allusion à Nacer Barazite ?

Éric Gerets : Non, je ne fais allusion à personne. Je ne donnerai pas de nom.

Est-ce que vous avez eu un quelconque motif de satisfaction lors de cette CAN ?

Éric Gerets : Je crois qu’il faut surtout voir ce qui n’a pas marché. Pourquoi ne s’est-on pas qualifié ? Parce que nous avions commis trop d’erreurs individuelles dans les buts que nous avons pris. Même si nous n’avons pas été extraordinaires dans aucun des trois matchs, nous n’avons jamais été inférieurs à nos adversaires. C’est rageant pour l’entraîneur que des joueurs qui sont très fiables soient largement en dessous de leur qualité de base. Je ne dis pas qu’ils ont laissé tomber l’équipe, car ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes.
Je crois que Benatia, qui était un roc dans mon équipe, a eu malheureusement une CAN qui n’était pas à sa hauteur. C’était lui dans les matches de qualification qui a tiré vers le haut ma défense. J’ai besoin à nouveau de voir le Benatia d’avant parce que ça peut faire du bien à mon équipe et redonner confiance à ma défense. C’est un défenseur qui a des qualités énormes. Je ne sais pas pour quelles raisons il était transparent à la CAN.

Il n’y a pas que Benatia qui a déçu, les défenseurs latéraux n’étaient pas non plus irréprochables ?

Éric Gerets : Tout le monde sait que mes deux latéraux sont meilleurs offensivement que défensivement, c’est pour cela qu’on a joué haut pour trouver un équilibre défensif. Pour revenir à mes latéraux, ils n’ont pas vraiment déçu, mais ils n’ont pas montré quelque chose d’extraordinaire. Malheureusement, il n’y a pas plus fort qu’eux en ce moment.

Comment allez-vous résoudre l’équation de la stérilité offensive ?

Éric Gerets : Je vais continuer à suivre attentivement les prestations de mes attaquants dans leurs clubs et voir s’ils ont plus de temps de jeu ou pas. Malheureusement pour moi et pour l’équipe, El Hamdaoui, qui pourrait être une bonne alternative en attaque, a raté son transfert. El Hamdaoui est quelqu’un qui pourrait donner un coup de main en attaque parce qu’il est adroit devant le but. Maintenant, nous n’avons pas 25 attaquants que nous pourrions convoquer. Il y a Barazite qui pourrait devenir un joueur intéressant pour l’équipe nationale. Mais ne nous sommes pas sûrs qu’il opte pour le Maroc. Je vais le voir lundi (NDLR aujourd’hui) et je vais avoir un entretien avec lui. C’est un joueur qui a fait un très bon passage à l’Austria de Vienne. On va le suivre attentivement à Monaco parce qu’il m’a dit à un moment qu’il voulait jouer pour le Maroc, mais qu’il n’était pas encore prêt. Il m’a dit qu’il viendrait quand il aurait une place dans l’équipe.

Est-ce que nous allons assister à un chamboulement de l’effectif face au Burkina Faso le 29 février ou allez-vous privilégier la stabilité ?

Éric Gerets : Pour ce match, j’aurais voulu convoquer 3 ou 4 nouveaux joueurs, mais il y en a un qui ne voulait pas venir. Donc, il y aura sûrement 2 ou 3 nouvelles têtes. On va continuer à chercher de meilleurs joueurs que ceux qu’on a actuellement. Et ce n’est pas évident de les trouver. À l’issue des réunions que nous avons tenues depuis l’élimination de la CAN, nous nous sommes rendu compte qu’il fallait continuer à donner confiance aux joueurs que nous avions déjà en les suivant attentivement dans leurs clubs. Nouredin Amrabt, par exemple, est un joueur qui a signé sa carte de visite lors du tournoi LG Cup à Marrakech, mais son rendement à la CAN était loin de répondre à nos attentes. Je vais profiter de mon voyage pour le suivre attentivement. C’est un joueur qui a beaucoup de qualités et qui est généreux. On va aussi continuer à suivre le championnat national qui va reprendre en espérant trouver des joueurs qui pourraient nous convaincre.

Vous avez dit que vous alliez apporter une touche physique à l’équipe, est-ce qu’un joueur comme Mimoun Azouagh qui évolue à Bochum en Allemagne ne vous intéresse pas ?

Éric Gerets : Azouagh c’est plutôt un milieu offensif. Nous, ce que nous cherchons c’est un milieu contrôleur qui a un potentiel offensif, mais qui fait jouer l’équipe. Des joueurs capables de prendre des décisions rapidement en cours de match et surtout faire de bons choix.

Un milieu contrôleur, est-ce que vous voulez dire un meneur de jeu ?

Éric Gerets : Oui, un peu, un meneur de jeu régulateur dans l’entre-jeu.     (LDA pense à Ismail Aissati ou Zakarya Labyad)

Est-ce que Belhanda ne pourrait pas jouer ce rôle ?

Éric Gerets : On a essayé, mais comme vous avez vu, ce n’était pas très probant. Belhanda est quelqu’un qui a tendance à aller naturellement de l’avant, mais quand il perd le ballon, il ne revient pas défendre et ça déséquilibre l’équipe. Belhanda est capable de faire quelque chose de bien dans le futur. C’est un joueur très prometteur.
(Le Matin)
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