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Mission médicale de solidarité: Dre Boutaleb et le Maroc

Dr Asmae Boutaleb

Puis, un jour, lorsque l’occasion de concrétiser l’action s’est présentée, elle n’a plus hésité un instant. Direction Midelt et Errachidia, dans le sud-est du Maroc. De concert avec l’Association médicale d’aide au développement entre l’Auvergne et le Maroc (AMDAM), elle s’est envolée là-bas avec une équipe franco-marocaine composée de plus de 100 praticiens, tous bénévoles comme elle. Les yeux brillants, elle relate, l’esprit encore comblé par cette mission vécue il y a un peu plus d’un mois.

«Je ne pouvais envisager d’être Médecin sans frontières, car cela nécessitait six mois de disponibilité, ce que je n’avais pas. C’est lors d’un congrès à Paris que la possibilité d’aller en mission humanitaire s’est présentée», confie la praticienne.

Des cas plutôt rares

Avec son amie, la Dre Meriem Glia, également en mission humanitaire, les deux femmes voient quelque 1 000 patients durant les six jours qu’elles passent là-bas. Outre des infections bénignes ou des troubles digestifs diagnostiqués dans le cabinet médical, des cas plutôt rares s’ajoutent à leurs carnets de consultation. D’abord, il y a ce patient qui se présente avec une sangsue logée dans le fond de sa gorge depuis 15 jours et qui n’a cessé de grossir depuis… Ou bien encore cette femme aux prises avec un cancer avancé et dont le cliché de son sein ravagé par la maladie donne froid dans le dos. Mais il y a aussi les belles histoires, celles où l’on peut sauver d’une mort certaine un jeune garçon de 13 ans, rapatrié d’urgence en France en raison d’une malformation cardiaque.

Aide

«Non, il n’y a pas de malnutrition au Maroc, seulement des gens qui n’ont pas l’habitude de voir un médecin, souligne la sympathique doctoresse. Vous savez, il y a deux systèmes de santé au Maroc, un public et l’autre privé. Quatre-vingts pour cent de la population bénéficie du régime public, mais, malheureusement, il manque de médecins. D’autant plus que dans la ville où nous étions, beaucoup de gens vivent en montagne et doivent donc marcher longtemps avant de voir un médecin. Pour nous aider, nous étions assistés par un interprète qui nous traduisait la langue des Berbères.»

Sensibilisation, prévention, éducation, thérapie, contraception, vaccination, tels sont les objectifs auxquels souscrit Asmae Boutaleb. Pour l’instant, seuls seront visés les femmes et les enfants, souvent (trop) délaissés.

«Il y a un travail de terrain à faire là-bas, explique-t-elle en joignant les mains en signe de solidarité. Nous devons cibler les femmes et les aider, car les besoins sociaux sont grands.»

Interrogée sur un éventuel retour en terre marocaine afin d’y poursuivre sa mission éducative, Asmae Boutaleb tempère sa réponse, bien que son regard soit éloquent et rempli d’espoir. «J’aimerais y retourner en mai prochain, soit pour une semaine ou une dizaine de jours.»

Depuis le début de ses actions de solidarité au Maroc, l’AMDAM a réalisé plus de 44 000 consultations médicales spécialisées et plus de 2 000 interventions chirurgicales.

Valérie Schmaltz (nordinfo.com)

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