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Gerets, le grand bluff !

Eric-Gerest-with-Ali-Fassi-Fihri

Les masques sont tombés, les acteurs sont dans leur tenue d’Eve. Une fin de farce qui a, malheureusement,  semé une véritable sinistrose chez les millions de fans de Lions de l’Atlas, des lions plutôt édentés.

On les a vus cavaler à Libreville, la langue pendante, la queue entre les pattes. Ils étaient  à court d’énergie et étaient fatalement incapables de rugir. Les exploits trompeurs des éliminatoires vers les phases finales étaient à l’arrachée mais chacun y trouvait un prétexte : manque de chance, partialité de l’arbitrage, conditions climatiques … On crié victoire d’avance, après la promenade devant la fantomatique équipe algérienne qui n’avait plus gagné depuis le fameuse bataille d’Omdurman contre l’Egypte .  Le 4 à 0 à Marrakech était la poudre qui a caché la laideur du visage d’une équipe dont on a surestimé lé quintessence, permettant ainsi à l’entraineur d’en tirer le plus grand profit en termes d’image, pour lui seul.

Gerets a été emporté par l’illusoire au point de promettre aux marocains solennellement, d’occuper des positions avancées en CAN gabonaise, voire l’emporter carrément.  Rien que ça ! Le belge avait carte blanche, idolâtré par ses employeurs. D’aucuns ont pu suivre de visu le vice-président de la Fédération baiser le front du marabout Gerets. Et pourtant, rien de fantastique par rapport à une trésorerie saignée à blanc par une propagande surdimensionnée. Gerets croyait rêver et n’a pas manqué le déclarer sur les pages du célèbre magazine France Football : «Je me sens bien, heureux ici (au Maroc) dans ce petit paradis ».

Paradis, le mot exact car le belge passe son temps à lire, à se promener, à tuer le temps avec son chien et écouter ses laudateurs. Ce faisant, il a fini par se leurrer lui-même, en faisant preuve d’un optimisme presque béat. Aussi, s’est-il permis d’opter pour des choix qui s’avéreront fatals, notamment en ce qui concerne le groupe retenu et le lieu de concentration choisi.

Le belge a pris le grand risque de convoquer des éléments à court de compétition des remplaçants de luxe ou absents pour blessure longue durée.  Il a choisi le coquète Centre de Formation de Marbella où viennent se mettre au vert des clubs qui auront à jouer dans un climat encore plus frais. Or, la bande à Gerets devait évoluer en pleine jungle où le taux d’humidité et la chaleur ne peuvent être supportés par une sélection marocaine composée à majorité « d’européens ». Mieux encore, il s’est contenté de deux matches de préparation contre deux modestes équipes suisses (Grasshopper et Bâle).  Pendant ce temps la Tunisie a croisé le fer avec la Côté d’Ivoire et le Soudan dans le désert des Emirats. Quant au Gabon il s’est mesuré au grand Brésil !

Gerets n’y accordait aucun intérêt, ressassant  qu’il va jouer en fonction de ses moyens et non ceux des autres. Erreur stratégique grave qui sera payée chère une fois dans la fournaise gabonaise. En effet, après la défaite stupide devant les Aigles de Carthage, les Lions seront dévorés dans leur tanière par les panthères du Gabon. Et à chaque fois, Gerets a montré ses limites sur le plan tactique et ses joueurs terminaient le match à quatre pattes. Tactique et manque de condition physique, deux tares qui vont permettre aux gabonais de sceller la sortie prématurée de cet orge  aux pattes d’argile de fabrication belge.

Gerets est descendu sur terre. Il mit de coté son extravagance envers les journalistes et son dédain, pour se présenter en gamin ayant perdu dans son examen. Que pourrait-il dire, lui qui promettait au moins les quart de finales ! La vielle dame a montré toutes ses rides. Marseille ou la traversée du Moyen Orient n’ont rien à voir avec le voyage vers l’inconnu africain. Gerets s’est rendu compte aussi que réussir avec un club n’est pas toujours évident en sélection.

Aujourd’hui d’aucuns se demandent du sort qui sera réservé au coach. Va-t-on le congédier car son maintien pourrait couter l’absence au mondial brésilien ? Ou bien doit-on le garder car les prochaines échéances sont très proches. Dans ce cas, doit-on le laisser seul maitre à bord ?

Fort probable que le licenciement de Gerets ne peut être envisagé et ce, pour deux raisons majeures : d’abord l’indemnité de licenciement et ensuite son départ qui serait un aveu d’échec pour ses commanditaires eux mêmes. Or ces derniers ne sont pas au bout de leurs peines face à la critique des médias et de l’opinion sportive. Exemple, la Fédération n’a palus tenu son assemblée générale depuis son investiture en avril 2009.  Un Bureau fédéral hors la loi qui a commis l’imprudence de dissoudre les entités qui l’ont installée (GNF), pour se retrouver actuellement dans une impasse juridique.

De l’avis général, Gerets n’est que l’arbre derrière lequel se cache un Bureau Fédéral illégal qui s’accroche à la barre au lieu de la céder aux gens de métier. Comment peut-on donc espérer quand les affaires du foot sont tenues par des gens qui ne sont pas du domaine. En encore, si au moins ils communiquaient  et demandaient  conseil.

Aussi, il y a presque unanimité que les fédéraux devront rendre les clés car ils n’ont pas de droit de continuer à dilapider les budgets colossaux retenues des revenus du contribuable pour en rétrocéder une partie à un entraineur qui a montré toutes ses limites en tant que patron d’une sélection nationale. Il s’agit de mettre fin au grand bluff de la Fédération et son coach. Inutile de continuer à financer à perte un projet voué de toute façon à l’échec.

Atlassportinfo.info

 

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