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Tout le monde en parle…

Ne voyez dans ce titre aucune allusion à une célèbre émission de télévision existante ou ayant existé. Car le sujet dont tout le monde parle et dont il sera question ici, c’est l’immigration et la consultation sur le plan triennal d’accueil de nouveaux arrivants. Et, personne ne pourra prétendre le contraire, dans le microcosme politique comme dans les média, tout le monde en parle…
Un constat cependant : ce débat renouvelé intervient dans un climat général moins tendu que ce n’a jamais été le cas depuis 2001. Aucune outrance ou excès ne sont en effet à relever à ce jour. Il est vrai que les tensions, sur fond de méfiance et de fracture confessionnelle qui agitait la société québécoise, semblent s’apaiser; suffisamment à tout le moins pour que l’on puisse enfin aborder la question sous son angle le plus objectif : une chance pour le Québec et un levier pour son avenir démographique au premier rang et, partant, économique.
Ce constat ne signifie pas que nous soyons parvenus, dans ce débat, au ton juste et à l’approche parfaite. La question reste en effet entachée, chaque fois qu’elle est abordée, de prises de positions politique politicienne (sinon idéologique) ou d’attitudes dictées par la défense de lignes (ou d’intérêts) budgétaires et financières alors que, de bon sens, la question ne peut se prêter à d’autres calculs que ceux des intérêts biens compris du Québec,  des québécois toutes origines confondues et de leurs intérêts communs et partagés.
En ce sens, il est certain que la question de l’intégration socio-économique des nouveaux (et de plus anciens) arrivants, mériterait plus de place dans les dizaines de déclarations portées sur la place publique comme elle devrait être au centre des contributions que les acteurs politiques et économique s’apprête à apporter au travaux du groupe de travail chargé de piloter la consultation triennale.
Il nous semble aussi que, ne serait-ce que sur la fois des idéaux socio-démocrates qui nous arriment au Québec et à la citoyenneté qui est la notre, que dans ce débat, on n’avancera pas tant que les critères quantitatifs dicteront nos attitudes sur la question de l’immigration alors que cette dimension de la vie de la Nation relève bien plus du qualitatif. On n’avancera pas tant qu’on ne se sera pas doté, en toute bonne gouvernance d’outil d’évaluation du succès (ou de l’échec0 des politiques destiné à la recherche de l’équité sociale  et face à l’emploi, des québécois de la XVII ème ou de la 1ère génération. On n’avancera pas enfin, tant que les politiques, fussent-elles triennales par souci de souplesse, n’émaneront  pas d’une stratégie décennale ou pluri décennale,  dépassant en tous cas le mandat d’un gouvernement ou d’une majorité parlementaire, élaborée sur la base de la recherche,  constante et résolue.
Autrement, à chaque triennat, on sera en à se (re)poser les mêmes questions : pourquoi les taux de chômage dans telle ou telle communauté culturelle ne connait-il aucune amélioration significative et remarquable? Pourquoi l’immigration continue-t-elle d’appauvrir les pays d’origine sans enrichir le Québec? Pourquoi les taux de rétention des nouveaux arrivants sont-ils «au rouge»? pourquoi d’autres pays d’immigration traditionnels réussissent-ils mieux que nous alors même qu’ils ne disposent pas des mêmes atouts que nous?

Abdelghani Dades

Edito 163 du 1 septembre 2011

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