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Projection en avant-première à Montréal du film “Omar M’a Tuer”

Roschdy Zem à Montréal lors de la projection en avant-première de son film, le 21 septembre

Plusieurs personnalités marocaines et canadiennes du monde de la culture et du cinéma ont assisté, mercredi soir à Montréal, à la projection en avant-première du long métrage “Omar M’a Tuer” du réalisateur franco-marocain Roschdy Zem.

Le long métrage (1h25 min) retrace l’affaire Omar Raddad, jardinier marocain accusé du meurtre de Ghislaine Marchal en France.

L’affaire remonte au 24 juin 1991 lorsque Mme Marchal, employeur de Omar Raddad, est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins, avec la phrase “Omar m’a tuer” écrite du sang de la victime sur les lieux du crime. Quelques jours plus tard, Omar Raddad est écroué à la prison de Grasse. Il n’en sortira que sept ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice.

En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire ayant inspiré le réalisateur.

Le principal rô le est campé par Sami Bouajila alors que Denis Podalydès joue le rô le de Pierre-Emmanuel Vaugrenard et Maurice Bénichou, le rô le de Maître Vergès.

“C’est important de voir l’impact de ce film auprès d’un public qui n’a pas été influencé par l’aspect médiatique de l’affaire Omar Raddad”, a confié le réalisateur dans une déclaration à la MAP, soulignant que la projection à Montréal est pour “constater l’effet sur un public qui n’anticipe pas le film parce qu’il ne connaît pas l’affaire”.

L’objectif premier est de “voir la réaction d’un public neutre qui n’a pas de préjugés sur le film”, a-t-il précisé, soulignant qu'”en France, la phrase +Omar m’a tuer+ est restée gravée dans la mémoire collective”

“La culpabilité ou l’innocence du personnage n’était pas mon propos : j’ai cherché plutô t à ranimer les questionnements du public sur une affaire demeurée nébuleuse”, a indiqué le réalisateur peu après la projection, en répondant aux questions du public présent, rappelant avoir fait “beaucoup de recherches, entre autres, auprès d’Omar Raddad (venu à deux reprises au tournage) et des avocats des deux parties”.

“Au départ, a-t-il dit, Rachid Bouchareb devait faire le film et m’offrait le rô le-titre, mais j’étais plus intéressé par sa réalisation”.

Pour Roschdy Zem, l’acteur idéal était Sami Bouajila, qui possède la profondeur et la sensibilité du personnage. “Nous avions joué ensemble dans trois films et partageons une complicité”, a-t-il dit.

Et de poursuivre, “en tout cas, la sortie du film a enfin suscité l’analyse des traces d’ADN mêlées au sang de la victime dans l’inscription “Omar m’a tuer”.

Le réalisateur franco-marocain s’est également interrogé sur la manière dont sont réalisées les enquêtes criminelles, expliquant comment les droits de l’Homme et les droits d’Omar Raddad ont été bafoués.

Un film qu’il faut découvrir dès sa sortie en salle à Montréal vendredi, afin d’ouvrir grand les yeux sur le destin d’un homme, un simple jardinier -simplement heureux- dont on a brisé ou du moins marqué à vie.

A propos d’Omar Raddad, le réalisateur a lancé au public, qui s’interrogeait sur son quotidien actuel, que “le corps de Raddad est libre mais sa tête est toujours en prison”.

Source: MAP

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