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Rentrée au collégial. De nouvelles places seront offertes dans les cégeps pour répondre à une demande en forte hausse

Afin de pallier un manque de places dans les cégeps montréalais, certains établissements ont entrepris des démarches afin d’accueillir davantage d’étudiants, pour ne pas ralentir leur parcours scolaire.

En juin dernier, Gaétan Faucher, directeur général du Service régional d’admission du Montréal métropolitain (SRAM), affirmait qu’une partie des 900 finissants du secondaire qui étaient admissibles au cégep en septembre prochain n’avait pas été acceptée en raison « des problèmes de places disponibles sur l’île ».

Ce manque de places est lié au fait que les collèges sont passablement tous bondés sur l’île de Montréal.

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a accordé à l’époque des allocations aux cégeps de Montréal afin de permettre la location d’espaces et des réaménagements internes. Québec a aussi annulé les pénalités imposées aux établissements qui comptent plus d’étudiants que ce qui leur est permis, ajoute Esther Chouinard, de la Direction des communications du ministère.

Ces mesures doivent permettre d’ajouter 500 places, mais on ne pourra connaître le chiffre exact avant le mois de septembre, date à laquelle le ministère reçoit les déclarations de fréquentation des cégeps. Dans l’attente, Québec espère aider le plus grand nombre possible de jeunes avec ces mesures, indique Mme Chouinard.

Location de salles et cours de soirs

Au collège John Abbott, la direction a signé une entente avec une école secondaire adjacente afin de louer trois locaux dans cette dernière. Cette mesure, qui a aussi été nécessaire l’an dernier, permet d’accueillir 200 étudiants supplémentaires. Selon Debbie Cribb, conseillère aux communications du collège, toutes les nouvelles places, offertes dès le premier des trois tours de demande d’admission, ont trouvé preneurs.

Le cégep de Saint-Laurent n’a pas été en mesure d’offrir de nouvelles places ordinaires cet automne. Huit cours de soir supplémentaires sont désormais offerts par l’entremise de la formation continue, une mesure qui touche 200 étudiants. Carole Poirier, conseillère en communication au cégep, explique que, bien que ces étudiants soient inscrits à temps partiel, ils pourront au moins s’avancer dans leur parcours collégial en suivant des cours de français, de philosophie et d’éducation physique, par exemple. La situation est autre au Collège Édouard-Montpetit. Selon France Lalonde, conseillère en communication au cégep longueuillois, on n’a refusé aucun étudiant en raison du manque de places dans les programmes qui ne sont pas contingentés. En fait, l’établissement accueille une soixantaine de collégiens supplémentaires cette année, par rapport à l’automne 2010. Comme quoi la solution aux problèmes montréalais pourrait se trouver en Montérégie.

Un taux d’admission très fort

Ne pas avoir trouvé une place après les trois tours de demande d’admission ne signifie pas qu’un jeune ne pourra pas étudier au cégep, affirme Geneviève Lapointe, directrice des communications du SRAM. Ceux dont le dossier n’a pas été sélectionné peuvent être finalement acceptés après avoir fait appel aux aides pédagogiques. « Les collèges essaient d’être facilitants. Ça dépend des directions », ajoute-t-elle.

Le manque de places est une réalité vécue dans certains programmes dans certains collèges, dans d’autres, c’est l’ensemble de l’institution qui est touché. Mme Lapointe rappelle cependant que, pour l’automne 2010, ce sont 94 % des demandes complètes, c’est-à-dire des demandes qui ont été menées à terme, qui ont été acceptées, un taux que Mme Lapointe juge « très fort ».

Sur la totalité des demandes, ce sont 79 % des candidats qui ont été admis l’an dernier. De ceux-ci, 90 % ont été sélectionnés lors du premier tour. Mme Lapointe précise cependant qu’il arrive aussi qu’un dossier soit refusé parce que le demandeur ne remplisse pas les conditions d’admission ou en raison du nombre de places restreint de quelques programmes.

Malgré tous les efforts du SRAM, certains jeunes ne trouveront pas de places au cégep. Mme Lapointe montre du doigt la concentration urbaine et le fait que certains programmes sont particulièrement en vogue, entre autres. « À l’échelle humaine, c’est dramatique de ne pas trouver une place pour ceux qui vivent ça », conclut-elle.

Rubriques : Société
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